La coalition "suédoise" à l’épreuve du feu

Après une trêve que d’aucuns jugeront bien méritée pour bon nombre de nos hommes et femmes politiques, le travail réalisé par les deux formateurs, Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V) devrait enfin être soumis à négociation entre les probables futurs partenaires de la coalition "suédoise".

Stéphane Tassin
- Verslag van informateur Charles Michel aan de Koning / Remise du rapport de l'Informateur Charles Michel au Roi * Charles Michel - Kris Peeters 22/9/2014 pict. by Philip Reynaers © Photo News
- Verslag van informateur Charles Michel aan de Koning / Remise du rapport de l'Informateur Charles Michel au Roi * Charles Michel - Kris Peeters 22/9/2014 pict. by Philip Reynaers © Photo News ©Photo News

Après une trêve que d’aucuns jugeront bien méritée pour bon nombre de nos hommes et femmes politiques, le travail réalisé par les deux formateurs, Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V) devrait enfin être soumis à négociation entre les probables futurs partenaires de la coalition "suédoise".

Une entrevue entre les deux hommes et le roi Philippe avant d’entrer dans le vif du sujet avait été programmée fin août mais ce n’est plus du tout certain aux dernières nouvelles. Peeters et Michel ont, en tout cas, détaillé leur première note chapitre par chapitre et confié certains aspects importants à des groupes de travail. Les représentants de chaque parti (MR, CD&V, N-VA et Open VLD) devant ensuite livrer les arbitrages définitifs. L’absence annoncée de volet communautaire dans la prochaine déclaration gouvernementale devrait faciliter le travail des négociateurs dont la hantise serait de revivre le psychodrame des négociations autour d’une orange bleue en 2007 sous la houlette d’Yves Leterme (CD&V) et de Didier Reynders (MR).

La vraie question, à l’heure actuelle, concerne la position qui sera adoptée par la N-VA. Le parti de Bart De Wever va-t-il réellement jouer le jeu de la négociation ? Et, si oui, pour y faire quoi ? Jouer le jeu de la Flandre à tout prix ou bien celui du parti qui prend enfin ses responsabilités au niveau fédéral ?

Sur les rails fin septembre

Le prochain gouvernement fédéral devrait donc être mis sur les rails pour la fin septembre au plus tard. Un délai qui devrait permettre au futur Premier ministre (qui devrait être Kris Peeters) de se présenter à la Chambre pour la rentrée parlementaire.

Si on peut s’attendre à la levée d’un certain nombre de tabous par rapport aux précédents gouvernements fédéraux qui comptaient toujours le PS dans leurs rangs, la nouvelle coalition devra travailler dans un contexte budgétaire difficile.

On attend, bien entendu, la fameuse réforme fiscale dont tout le monde parlait pendant la campagne. Les principaux contours de cette dernière restant, pour l’heure, encore inconnus. Les nombreux observateurs de la vie politique belge attendent également de voir quelles seront les mesures prises sur la question épineuse des pensions, qu’il sera nécessaire de régler un jour prochain.

La désignation des différents ministres fédéraux sera également intéressante à suivre, puisque quasiment sept ministères sont promis au MR qui aurait l’intention d’ouvrir quelques postes à la société civile.

En Wallonie, on reprend le 28

Dans les autres niveaux de pouvoir, le gouvernement flamand a donc mis en boîte son projet de plan d’assainissement visant à trouver 8 milliards sur cinq ans même si le ministre-président Geert Bourgeois (N-VA) parle désormais de 1,5 milliard. Une série de décisions qui devraient réveiller les différents secteurs touchés (associatif, culturel, transport public, etc.) par les économies proposées, dans les semaines qui viennent.

En Wallonie, les différents cabinets reprendront le travail. Il s’agira d’étoffer les équipes et de préparer les dossiers qui seront examinés par le premier conseil des ministres wallons du 28 août prochain. On s’attend évidemment à un timing similaire pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région bruxelloise.



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