Formation fédérale: ça coince concernant la fiscalité

Les négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral de centre-droit étaient toujours en cours mardi peu avant 8 heures. Les négociateurs se sont enfin retrouvés en réunion "plénière" après de nombreuses navettes entre le coformateur Charles Michel et les différentes délégations.

Formation fédérale: ça coince concernant la fiscalité
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Les négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral de centre-droit étaient toujours en cours mardi peu avant 8 heures. Les négociateurs se sont enfin retrouvés en réunion "plénière" après de nombreuses navettes entre le coformateur Charles Michel et les différentes délégations. Ils sont réunis depuis lundi à 14h30. Au centre de la plénière figurent à nouveau les chapitres Emploi et Pensions. En revanche, la fiscalité continue à faire débat entre le CD&V d'une part, demandeur de quelques recettes supplémentaires, et l'Open Vld et la N-VA, partisans d'un effort maximaliste sur les dépenses. Les nombreux apartés n'ont pas permis de trancher dans ce chapitre au coeur du cadre budgétaire que sont censés conclure les négociateurs dans les prochaines heures.

Le cadre budgétaire pourrait d'ailleurs ne pas être finalisé mardi. Pour le moment, cela avance mais c'est difficile de savoir si on conclut aujourd'hui, commente-t-on dans l'entourage des partenaires.

En ce qui concerne le dossier Arco, cher au CD&V qui réclame une solution inscrite dans l'accord de gouvernement, il aurait sérieusement progressé au cours des entretiens discrets de ce week-end.


Des revendications institutionnelles jouent-elles les troubles-fêtes?

Les négociations devaient normalement aller au finish ce lundi soir, mais selon des bruits de couloir, l'article 195 de la Constitution est venu jouer les trouble-fêtes en début de soirée. L'information a été démentie.

L'article 195 de la Constitution est venu jouer les trouble-fêtes lundi en début de soirée dans les négociations fédérales. Selon le quotidien "De Tijd", la N-VA a mis sur la table cette disposition qui règle le processus de révision de la Constitution. L'information a été démentie, tant dans l'entourage des formateurs que de la N-VA qui n'a toutefois pas exclu de parler de la liste des articles la Constitution à réviser.

Il n'est question que de dossiers socio-économiques, a-t-on rappelé dans les coulisses des négociations. Pour le MR, l'un des principes qui avait permis l'ouverture des négociations de la coalition "suédoise" était d'ailleurs le stand still institutionnel, ainsi que l'indiquait le président du parti, Charles Michel, au mois de juillet. La discussion du jour est consacrée au budget et à rien d'autre, a-t-on fait remarquer du côté de la N-VA. La question de la liste des articles à réviser ne sera évoquée qu'après, quand le cap budgétaire sera franchi.

La liste des articles à réviser est traditionnellement un sujet qui clôt une législature, son vote entraînant la dissolution des Chambres. L'article 195 avait été révisé sous la législature précédente mais de manière limitée. Cette révision s'était éteinte avec le vote de la 6e réforme de l'Etat.

Le sujet a essaimé sur les réseaux sociaux. " Les revendications institutionnelles de la N-VA sortent du frigo ", a d'ores et déjà relevé la secrétaire d'Etat Catherine Fonck (cdH) sur Twitter.


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