Peeters (CD&V) : "Le gouvernement ne cherche pas à faire mal aux gens"

Le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, a profité mardi de sa première séance devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre pour lancer un nouvel appel à la concertation sociale, à l'avant-veille d'une première journée d'actions syndicales. Il s'est adressé aux patrons: il attend d'eux un engagement clair en faveur de l'emploi.

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Peeters (CD&V) : "Le gouvernement ne cherche pas à faire mal aux gens"
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Le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, a profité mardi de sa première séance devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre pour lancer un nouvel appel à la concertation sociale, à l'avant-veille d'une première journée d'actions syndicales. Il s'est adressé aux patrons: il attend d'eux un engagement clair en faveur de l'emploi. Interrogé par Meryame Kitir (sp.a), M. Peeters est revenu sur les mesures décidées par le nouveau gouvernement pour réduire l'écart salarial de la Belgique par rapport à ses voisins, en particulier le saut d'index et la réduction des cotisations sociales.

"Bien sûr, nous attendons des employeurs un engagement clair qu'ils utiliseront les moyens libérés pour protéger les emplois existants et créer de nouveaux emplois. Je demande aussi aux employeurs et aux travailleurs de se concerter pour déterminer comment on peut innover et accélérer la création d'emplois. Pour moi, c'est également l'un des objectifs de la concertation sociale", a déclaré M. Peeters.

Le vice-premier ministre CD&V a regretté le climat qui s'est installé. Le gouvernement ne cherche pas à faire mal aux gens, a-t-il répété. Les mesures qu'il prend visent à sauver le modèle social belge.

"Comme vous le savez, nous avons un handicap lié aux coûts du travail de 4,8 pc par rapport à nos voisins. Ce handicap détruit des emplois et nous coûte des restructurations", a ajouté M. Peeters.

La disparition complète du handicap salarial aurait coûté 6 milliards d'euros à la Belgique. Y arriver par la seule réduction des charges était intenable budgétairement, a fait remarquer M. Peeters. Il n'était pas concevable non plus de réduire les allocations ou d'augmenter les impôts d'un tel montant. Le gouvernement a donc choisi de combiner un saut d'index avec une diminution des charges et la poursuite de la modération salariale.

"Chaque travailleur fait donc un effort de 2 pc mais augmente de ce fait ses chances, et celles de ses collègues, de conserver son emploi ou même plus, que l'on investisse dans de nouveaux emplois", a encore dit le ministre.