Inculpation Kubla: "Trop facile de jeter l'opprobre", estime son successeur

Le vice-président socialiste du gouvernement wallon Jean-Claude Marcourt, tout en rappelant la présomption d'innocence, a estimé que quoi qu'il en soit, une action illégitime ne devait pas "jeter l'opprobre sur toute une vie" et a souligné la "carrière estimable" de son prédécesseur.

Inculpation Kubla: "Trop facile de jeter l'opprobre", estime son successeur
©belga
belga

Le vice-président socialiste du gouvernement wallon Jean-Claude Marcourt, successeur de Serge Kubla il y a onze ans au ministère régional de l'Economie, a souligné mercredi la présomption d'innocence dont doit bénéficier l'inculpé. Interrogé par la presse peu avant l'ouverture de la séance plénière du parlement wallon, M. Marcourt a affirmé qu'il pensait avant tout à Serge Kubla et à sa famille.

Tout en rappelant la présomption d'innocence, il a estimé que quoi qu'il en soit, une action illégitime ne devait pas "jeter l'opprobre sur toute une vie" et a souligné la "carrière estimable" de son prédécesseur.

Le chef de groupe MR au parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, s'est quant à lui inscrit dans la réaction officielle de son parti, se disant "abasourdi". Il a salué le courage d'un parti qui a rapidement demandé à M. Kubla de "faire un pas de côté" - remettre son mandat de bourgmestre, ndlr. "Il y a un besoin d'éthique, il faut donc être très clair. Il doit pouvoir se défendre sereinement, le dossier va prendre un certain temps, c'est à lui de savoir" que faire, a-t-il ajouté.

Le président du parlement wallon, André Antoine (cdH), a pour sa part souligné la longue carrière de député wallon de M. Kubla, "un brillant ministre de l'économie à côté des entreprises". Il a défendu le droit des politiques de jouer un rôle d'intermédiaire ou de facilitateur pour des entreprises en difficultés. Mais "ici, on semble être dans un tout autre cas de figure, la justice devait avoir des indices sérieux" pour procéder de la sorte, a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que chaque mandataire exécutif local et chaque ministre devait, lorsqu'il prend son mandat, rentrer une déclaration de patrimoine sous enveloppe fermée à la Cour des comptes afin que la justice, le cas échéant, puisse vérifier qu'il n'y a pas eu d'enrichissement indu.

Sur le même sujet