Pour les Belges, "les politiques sont tous pourris" reprend de la vigueur

Que ressentent les Belges suite à la récente affaire Kubla et à l'affaire De Decker ? Le nouveau sondage "La Libre-RTBF-Dedicated" est sans appel. Le mélange des genres entre la carrière politique et des activités professionnelles connexes inquiète dans les chaumières.

Pour les Belges, "les politiques sont tous pourris" reprend de la vigueur
©montage Jacques Chelle
F. C.

Que ressentent les Belges suite à la récente affaire Kubla et à l'affaire De Decker ? Le nouveau sondage "La Libre-RTBF-Dedicated" est sans appel. Le mélange des genres entre la carrière politique et des activités professionnelles connexes inquiète dans les chaumières.

En effet, 67% des sondés sont persuadés que les activités professionnelles des politiciens en marge de leurs mandats d'élus sont toujours, souvent ou régulièrement la cause de corruption et de conflits d'intérêt. Ce score est grave car il met en évidence de manière criante un rejet de la classe politique par les citoyens, un soupçon général de la part des citoyens contre leurs propres mandataires.

En gros, les Belges tombent dans le piège du "tous pourris". Le résultat de notre grande enquête trimestrielle est encore plus marqué en Wallonie et à Bruxelles : dans ces deux régions, le "score" est de 73%.Tandis qu'en Flandre, seulement 63% des personnes interrogées pensent que les politiciens mélangent allègrement leur métier privé quand ils en ont un et leurs activités politiques avec de la corruption à la clef.

Et combien de sondés estiment que les élus qui ont des activités sur le côté ne risquent pas du tout de tomber dans le conflit d'intérêt et autres "embrouilles" ? Le scepticisme des Belges est dramatique : seuls 2% des sondés à l'échelle du pays estiment que les politiciens restent parfaitement honnêtes quoi qu'il arrive.


Ce sondage a été effectué par Internet du jeudi 5 au lundi 9 mars 2015 sur un échantillon strictement représentatif de 2.726 électeurs belges. Les enquêtes ont été réalisées dans chacune des 3 régions de Belgique (911 personnes en Flandre, 907 à Bruxelles dans les 19 communes, 908 en Wallonie). La marge d'erreur maximale est de 1,9% sur l'échantillon total et de 3,2% sur les échantillons de Wallonie, de Flandre et de Bruxelles.