De Wever va relancer les travaux institutionnels de la N-VA malgré le gel communautaire

Bart De Wever explique dans un communiqué qu'il a chargé les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters d'avancer vers de nouveaux textes institutionnels. Ils vont plancher sur "les prochaines étapes pour l'émancipation flamande". Elio Di Rupo, président du PS, a très vite réagi.

Rédaction web
De Wever va relancer les travaux institutionnels de la N-VA malgré le gel communautaire
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Bart De Wever explique dans un communiqué qu'il a chargé les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters d'avancer vers de nouveaux textes institutionnels. Ils vont plancher sur "les prochaines étapes pour l'émancipation flamande".

Le bourgmestre d'Anvers explique réagir suite aux inquiétudes qu'ont exprimées, ces dernières semaines, plusieurs personnalités au sein du "Vlaamse Beweging" (terme qui regroupe des associations et individus qui souhaitent l'émancipation de la Flandre) à propos du profil idéologique de la N-VA.

Selon Bart De Wever, la N-VA va respecter la promesse, faite lors de son entrée dans le gouvernement fédéral, de laisser le communautaire en sourdine jusqu’en 2019 au moins. Mais il précise que cela n'empêche pas la N-VA de ne pas rester passive.

"La pause communautaire ne signifie pas que le mouvement flamand doit être arrêté. Et encore moins que la bataille des idées doit être interrompue", écrit-il. La N-VA va donc s'occuper à nouveau de ses revendications communautaires.

Il faut dire, Bart De Wever se trouve dans une phase difficile. Depuis son entrée au gouvernement, la N-VA dégringole dans les sondages. Les électeurs du Belang qu’il avait réussi à convaincre repartent vers le parti d'extrême droite. Bart De Wever déploie donc des "trésors" de stratégie pour les récupérer en se montrant pro flamand et antieuropéen.

A travers ce type de sortie, ce n’est donc pas aux francophones que Bart De Wever s’adresse. Mais plutôt à ses troupes et aux électeurs que la N-VA perd depuis l'entrée des nationalistes dans le gouvernement Michel.

La semaine dernière, la ministre N-VA du gouvernement flamand Liesbeth Homans avait déjà fait une sortie remarquée en formulant "l'espoir" que la Belgique n'existera plus en 2025. "Nous ne sommes pas demandeurs d'une énième petite réforme de l'Etat, donc, je pense qu'en 2019, il s'agira d'autre chose", avait-elle prédit.