Olivier Chastel ne se sent pas "trahi" par l'annonce de De Wever

"Chaque famille politique, dans cette période où il n'y a pas d'élection, réfléchit à son avenir. Il n'y a pas de raison que seule la Wallonie réfléchisse à des réformes institutionnelles. La N-VA y réfléchit aussi, en interne", a fait valoir M. Chastel.

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Le président du MR, Olivier Chastel, a assuré jeudi qu'il ne sentait pas "trahi" par la N-VA, qui a relancé le débat sur l'indépendance de la Flandre en déclarant que son parti allait à nouveau plancher sur les étapes futures de "l'émancipation flamande" après avoir accepté de remiser ses revendications institutionnelles jusqu'en 2019. 

"Je ne me sens pas trahi. La NV-A nationaliste, ce n'est pas un scoop", a-t-il affirmé lors de l'émission Matin Première dont il était l'invité.

"Chaque famille politique, dans cette période où il n'y a pas d'élection, réfléchit à son avenir. Il n'y a pas de raison que seule la Wallonie réfléchisse à des réformes institutionnelles. La N-VA y réfléchit aussi, en interne", a fait valoir M. Chastel.

M. De Wever a annoncé mercredi, par communiqué, que son parti allait s'occuper à nouveau de revendications communautaires. Le parti nationaliste n'entend plus rester passif dans ce domaine même s'il respectera la parole qu'il a donnée au MR d'un "stand still" communautaire au cours de cette législature.

Le président de la N-VA a demandé aux députés fédéraux Hendrik Vuye et Veerle Wouters de préparer un projet en vue de "ré-opérationnaliser l'institutionnel" et de discuter des étapes futures de "l'émancipation flamande".

"Après les élections de 2019, tout populisme aura besoin de partenaires s'il veut avancer vers le confédéralisme", a encore commenté jeudi M. Chastel.