Nucléaire: la majorité ne souhaite pas entendre la ministre allemande

La majorité ne souhaite pas entendre la ministre allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks, ni l'autorité allemande de sécurité nucléaire, est-il ressorti jeudi d'une réunion de la sous-commission "sécurité nucléaire" de la Chambre.

Belga
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La majorité ne souhaite pas entendre la ministre allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks, ni l'autorité allemande de sécurité nucléaire, est-il ressorti jeudi d'une réunion de la sous-commission "sécurité nucléaire" de la Chambre.

Les autorités allemandes demandent à la Belgique un arrêt temporaire des réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2, rouverts il y a peu après une longue pause due à la détection de micro-fissures, "le temps de mener d'autres examens" sur leur sécurité. Dimanche, l'ambassadeur d'Allemagne a confirmé cette requête sur les plateaux de télévision belges.

Le député Michel de Lamotte (cdH) a réclamé l'audition de Mme Hendricks, qui s'est exprimée sur le sujet, et de l'instance allemande en charge de sécurité pour connaître leur point de vue. Il a été rejoint par le reste de l'opposition.

La majorité MR, N-VA, CD&V et Open Vld ne l'entend toutetois pas de cette oreille. Un panel d'experts indépendants s'est prononcé sur la réouverture des deux réacteurs. Seul un avis divergeant, venant d'un expert allemand, a été émis. Selon elle, il est donc indiqué d'entendre le président du comité d'experts. En coulisses, une attitude très politique des responsables allemands, qui ont décidé de se passer de l'énergie nucléaire, est mise en cause.

"De quoi avez-vous peur? " ont demandé MM. de Lamotte, Nollet (Ecolo) et Thiébaut (PS).

"Nous devons entendre les voix divergentes. Que ça ne fasse pas plaisir au gouvernement, c'est possible mais on ne va pas empêcher le parlement d'entendre des voix divergentes", a ajouté M. Nollet.

La majorité n'a pas varié. Le président de la sous-commission Peter Vanvelthoven (sp.a) a renvoyé le point vers la conférence des présidents.