Ceta: Benoît Lutgen dénonce les "comportements de délinquant politique" de la Commission

Le président du cdH fustige également le comportement du Premier ministre Charles Michel dans ce dossier.

Belga

Le président du cdH Benoît Lutgen estime dans un entretien publié mardi par Le Soir que les "pressions" exercées par la Commission européenne sur la Région wallonne dans le cadre de la signature du CETA s'assimilent à des "comportements de délinquant politique".

Il fustige également le comportement du Premier ministre Charles Michel dans ce dossier. M. Lutgen évoque des menaces de "représailles dans d'autres dossiers" au niveau de la Commission européenne. "Ça, c'est pour moi tout simplement inacceptable!", tonne le président du parti humaniste.

Il déclare également que le Premier ministre Charles Michel "n'a pas de considération pour la partie francophone du pays". "Il ne se serait jamais permis de se comporter de cette façon avec la Flandre" dans les négociations relatives au CETA, considère M. Lutgen.


"Respect pour ce que Magnette fait", lance l'eurodéputée spa.a Kathleen Van Brempt

L'eurodéputée Kathleen Van Brempt (sp.a) a affirmé mardi "avoir du respect" pour le gouvernement wallon et son refus de signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA). "Après cet incident, le débat politique sur les traités commerciaux ne sera plus jamais le même. Il sera sérieusement meilleur", a-t-elle déclaré lors de l'émission De Ochtend de la VRT-radio, en soulignant que les parlements nationaux seront désormais mieux associés aux discussions.

Mme Van Brempt a ajouté avoir elle aussi des réserves sur ce traité de libre-échange avec le Canada.

Selon la députée socialiste flamande, le gouvernement wallon a mis à l'agenda politique "un débat très important".

"Je regarde avec respect ce que le gouvernement wallon fait. Je sais que c'est presque blasphématoire (de dire cela) en Flandre", a-t-elle ajouté.

Elle a dénoncé les ultimatums qui ont été imposés au ministre-président wallon, Paul Magnette (PS).

"Nous avons négocié ce traité durant six ans. Ce n'est pas à quelques semaines", a en substance souligné Mme Van Brempt, en estimant que le traité finira par être signé après de nouvelles négociations "intensives".

Elle a toutefois admis que la discussion sur le CETA n'était pas bonne pour l'image de l'Europe. "Nous allons de crise en crise", a-t-elle dit.