Publifin-Resa: L'exécutif wallon oublie d'exécuter un potentiel contrôle des rémunérations

Le gouvernement wallon a omis de donner suite à des décrets de 2014 et 2015 censés lui permettre de fixer des limites aux rémunérations des dirigeants d'un gestionnaire de réseau comme Resa, opérateur des réseaux de distribution de gaz et d'électricité et filiale de la désormais fameuse Publifin, révèle Le Soir jeudi.

Resa-Publifin
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Le gouvernement wallon a omis de donner suite à des décrets de 2014 et 2015 censés lui permettre de fixer des limites aux rémunérations des dirigeants d'un gestionnaire de réseau comme Resa, opérateur des réseaux de distribution de gaz et d'électricité et filiale de la désormais fameuse Publifin, révèle Le Soir jeudi. 

Le régulateur énergétique wallon, la Cwape, a d'ailleurs pointé ce manque dans une récente évaluation, écrivant qu'il souhaite "attirer l'attention du gouvernement sur le fait que cette disposition (le plafonnement des rémunérations, NDLR) n'a apparemment pas encore été exécutée", plusieurs années plus tard. On retrouve cette disposition dans le "décret électricité" adopté par le parlement wallon en 2014, puis dans le "décret gaz" voté en mai 2015. Ces deux textes permettent au gestionnaire de réseau (d'électricité ou gazier) de prendre la forme d'une société anonyme, et prévoient parallèlement pour l'entité faisant ce choix que le gouvernement wallon fixe une fourchette salariale relative à l'activité de gestionnaire de réseau.

Concrètement, Resa est la seule société anonyme gestionnaire de réseau créée (par Tecteo) à la suite du décret électricité de 2014. Le gouvernement wallon avait donc la possibilité d'y limiter les rémunérations. Ce qui n'a pas été fait. La Cwape constate toutefois à ce propos que la disposition non-suivie pourrait de toute manière "être partiellement inopérante ou complexe à mettre en œuvre", car les directeurs de Resa "sont employés par la structure faîtière", Nethys.

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