Kazakhgate: "Je ne suis pas intervenu dans ce dossier, je le confirme sous serment" assure Kubla

"Je ne suis pas intervenu dans ce dossier (...), je le confirme sous serment", a indiqué mercredi en commission d'enquête parlementaire Kazakhgate l'ex-bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR) selon qui son rôle s'est limité à recommander la famille Chodiev désireuse d'acquérir la nationalité belge, dans un contexte de bon voisinage.

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Kazakhgate: "Je ne suis pas intervenu dans ce dossier, je le confirme sous serment" assure Kubla
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"Je ne suis pas intervenu dans ce dossier (...), je le confirme sous serment", a indiqué mercredi en commission d'enquête parlementaire Kazakhgate l'ex-bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR).

Selon lui, son rôle s'est limité à recommander la famille Chodiev désireuse d'acquérir la nationalité belge, dans un contexte de bon voisinage. C'est "le hasard" qui l'a conduit à acheter une propriété voisine de celle des Chodiev en 1993.

M. Kubla a dit avoir entretenu des "relations cordiales de voisinage" avec l'homme d'affaires avec lequel il n'a pas conclu de "transaction", pas mené de "tractation", pas pris de mesure "d'accompagnement". L'ex-député et ex-ministre a dit ne pas avoir été informé par la Sûreté ou la police d'éventuels liens de l'intéressé avec le milieu russe ou de menaces le concernant.

"Il promenait son chien le soir, conduisait lui-même sa voiture, n'avait pas de garde du corps, ses enfants prenaient le bus scolaire, il n'avait pas l'air menacé", a-t-il témoigné.

M. Kubla a dissocié en tant que bourgmestre son rôle de chef administratif de la police locale à l'époque, du rôle judiciaire relevant de la compétence du parquet.

Il ne se souvient plus avoir évoqué la situation de la famille Chodiev avec le chef de corps Michel Vandewalle. Peut-être l'a-t-il fait de manière informelle à l'une ou l'autre reprise "mais jamais sous la forme 'je vous ordonne ceci ou cela'". Serke Kubla a dit en revanche avoir été interrogé par l'adjoint Fernand Fagot dans le cadre de son enquête d'intégration sur la demande de naturalisation. "J'ai répondu qu'il s'agissait d'un voisin agréable".

M. Chodiev s'est présenté comme un intermédiaire servant le monde économique belge, jouissant d'une réputation, j'ai ensuite constaté qu'il voyageait main dans la main avec le premier ministre Jean-Luc Dehaene au Kazakhstan, s'est rappelé son ex-voisin. Quand les premiers articles sont parus sur les liens avec la mafia, M. Kubla a dit être tombé des nues. "Si javais su ce que je sais aujourd'hui mon attitude aurait été plus distante", admet-il.

"Rien ne m'alertait. J'ai entretenu naïvement les contacts", a ajouté l'ex-bourgmestre, rappelant être intervenu à travers des centaines de lettres pour les concitoyens de sa ville demandeurs d'une aide en matière de pension, de logement ou d'emploi, comme c'était l'habitude à l'époque. C'est dans ce contexte qu'il dit être intervenu pour recommander M. Chodiev auprès de la commission de naturalisation de la Chambre. Suspecté d'être intervenu après l'établissement d'une servitude sur le terrain de M Chodiev lui permettant d'accéder plus facilement à son logement, M. Kubla a réfuté totalement. Elle a été établie à titre gratuit, a-t-il assuré. Le reste est "ridicule". La télévision est venue "filmer cette strotje comme si elle menait au Vatican".

Au-delà, M. Kubla n'a jamais parlé à personne dans son entourage politique de sa relation de voisinage avec M. Chodiev - qu'il n'a plus vu depuis quinze ans - pas avec Armand De Decker, dont il a été étonné d'apprendre qu'il était son conseil, pas avec Didier Reynders. Et il n'est "en rien" intervenu dans la préparation du voyage de M. Dehaene au Kazakhstan.