Tweet de Francken sur MSF: Charles Michel condamne, grosse tension à la Chambre

Le premier ministre, Charles Michel, a condamné jeudi les propos du secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, à propos de Médecins Sans Frontières (MSF) et de son action en faveur des réfugiés qui tentent de traverser la Méditérranée.

Belga

Le premier ministre, Charles Michel, a condamné jeudi les propos du secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, à propos de Médecins Sans Frontières (MSF) et de son action en faveur des réfugiés qui tentent de traverser la Méditérranée.

Au nom de l'ensemble du gouvernement, il a apporté son soutien au travail humanitaire mais a rappelé qu'il était normal dans une démocratie que des opinions diverses s'expriment.

"Je désapprouve le tweet et je condamne ce type de communication. Je recommande de tourner 7 fois son pouce avant de tweeter et indique au nom du gouvernement que nous soutenons et respectons le travail humanitaire", a-t-il déclaré en réponse à plusieurs questions à la Chambre.

Dans une série d'échange de tweets au picrate mardi, M. Francken (N-VA) avait invité l'organisation humanitaire à quitter la mer Méditerranée, l'accusant de contribuer à la traite des êtres humains, d'encourager l'immigration illégale et d'y causer "indirectement plus de morts". En fin de journée, le premier ministre l'a rappelé à l'ordre en l'enjoignant à faire preuve de plus de "nuance" dans sa communication.

Cette mise au point n'a pas apaisé l'opposition qui dénonce des propos indignes face au drame des réfugiés. "Ce n'est pas un problème de communication mais un problème de fond, d'idéologie", a affirmé la députée Julie Fernandez (PS). Dans le même esprit, Ecolo a vu dans ce nouvel incident impliquant M. Francken le signe d'un vice originel de la coalition suédoise qui a fait monter la N-VA au pouvoir à l'échelon fédéral. "Vous avez dû créer un monstre pour participer à cette coalition, un monstre qui agite les instincts les plus sombres de notre société. Aujourd'hui, ce montre vous échappe", a lancé Benoît Hellings, comparant le premier ministre au "docteur Frankenstein".

Le PTB a jugé l'attitude du premier ministre très timorée alors qu'il traitait, mardi également, le député Raoul Hedebouw de populiste. "S'il y a des populistes ici, c'est à la N-VA, dans votre gouvernement", a répondu ce dernier.

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