Baromètre: Francken, Hedebouw et Maingain gagnent en popularité, De Block et Peeters piquent du nez

J-C M.
Baromètre: Francken, Hedebouw et Maingain gagnent en popularité, De Block et Peeters piquent du nez
©Montage LaLibre

Au hit-parade de la popularité, quelques personnalités politiques effectuent une percée significative dit le Baromètre politique effectué pour le compte de La Libre et la RTBF par la société Dedicated. Mais quelques autres connaissent un sérieux trou d’air. Et ce dans les trois régions du pays.


 

En Wallonie, Hedebouw s'impose sur le podium

En Wallonie, le trio de tête reste le même qu’en décembre 2016. Elio Di Rupo, le président du PS, conserve la tête avec 30% des sondés qui souhaitent le voir jouer un rôle important ces prochains mois. Il s’agit cependant d’une reculade de 4 points. Les deux autres places du podium sont occupées par le Premier ministre MR Charles Michel (23%, +1) et par le président du PTB, Raoul Hedebouw (22%, +1 également).

Les trois politiques qui se partagent la quatrième place, avec 20%, sont François Bellot, le ministre MR de la Mobilité, Jan Jambon, le ministre N-VA de l’Intérieur et Didier Reynders, le ministre MR des Affaires étrangères. Mais si ce dernier reste stable, Jan Jambon recule d’un point et M. Bellot avance de deux cases.

La ministre Open VLD de la Santé Maggie Block connaît un sérieux coup de mou, glissant de la 4e à la 7e place avec 19% (contre 21%) alors que Théo Francken, secrétaire d’Etat N-VA à l’Asile, fait le chemin inverse, montant de la 10e position (avec 15%) à la 8e (18) et réalisant le même score que le ministre-président wallon Paul Magnette (PS), en perte de vitesse (un pc de moins).


Maingain a le vent en poupe à Bruxelles

A Bruxelles, Charles Michel conserve son leadership avec 30% contre 29 voici trois mois. Il est toujours suivi par Didier Reynders (25% contre 24) mais c’est Olivier Maingain qui décroche la médaille de bronze avec 23% (stable). Le président de DéFi profite du très net recul de Jan Jambon qui tombe de la 2e place à la 5e avec 22%, soit le même score que Maggie De Block, qui était à 24 en décembre, et qu’Elio Di Rupo, qui était à 23.

A bonne portée et avec les mêmes cotes que précédemment, soit 16%, on trouve ex-aequo Theo Francken et Paul Magnette alors que François Bellot s’empare de la 9e place (15%, +2) au nez et à la barbe du ministre fédéral de l’Emploi, le CD&V Kris Peeters, et de Laurette Onkelinx (PS) qui affichent tous deux 15%,, en baisse d’un point.

On notera enfin l’impressionnante progression de Raoul Hedebouw, qui passe de la 32e place (avec 5%) à la 14e avec 12%, autant qu’Olivier Chastel, le président du MR, et que Charles Picqué (PS) mais mieux que Zakia Khattabi (Ecolo), Joëlle Milquet (CDH), Willy Borsus (MR) et Marie-Martine Schyns (CDH).


Les nationalistes progressent en Flandre

En Flandre, le président de la N-VA, Bart De Wever, récupère son sceptre et son trône. Seulement 3e en décembre, septembre et avril 2016, le voici à nouveau premier avec 28% (contre 26), un point de mieux que...Theo Francken, son lieutenant, qui effectue un bond impressionnant: plus trois places et quatre points. Comme quoi, les discours musclés plaisent à une partie de l’opinion flamande.

Victimes de ce coup de force, Maggie De Block, qui était première au printemps et à l’été 2016 et deuxième fin de l’année, n’est plus que troisième avec 26% (-3). Même crise de confiance chez Kris Peeters, en tête en décembre et seulement 4e cette fois (26%).

Avec 24%, Charles Michel et Jan Jambon conservent peu ou prou leur étiage de décembre. Derrière, le trou est fait avec des Ben Weyts (N-VA, 19%), Alexander De Croo (Open VLD, 17%), Liesbeth Homans (N-VA, 17%) ou Bart Somers (Open VLD, 15%), tous quatre en progrès cependant.

Les bonds du mois sont à mettre à l’actif de la N-VA Zuhal Demir, devenue secrétaire d’État fédérale à l’Égalité des chances en février, et de Meryame Kittir (S.PA). La première passe du néant à la 23e place avec 10%, la seconde grimpe de 10 à 13% et de la 24e à la 15e place.


Ce sondage a été réalisé auprès de 2.898 électeurs belges entre le 16 et le 20 mars 2017. La marge d’erreur maximale est de 3% sur l’échantillon en Flandre, de 3,2% en Wallonie et à Bruxelles et de 1,8% sur l’échantillon national.