Crise politique: voici les mesures exigées par Ecolo

Rédaction

Avant d'entamer de quelconques discussions sur la constitution de nouvelles majorités à Bruxelles et en Wallonie, il convient préalablement d'assainir la gouvernance publique et les pratiques politiques, estime Ecolo

Les coprésidents Zakia Khattabi et Patrick Dupriez ont rappelé que la crise provoquée par le cdH est "précédée d'une série de scandales (Publifin, ISPPC, Samusocial, Kazakhgate...) impliquant à des degrés divers des représentants des trois partis traditionnels. Ces dossiers d'une gravité extrême sapent la confiance des citoyens dans leurs institutions et dans leurs représentants. Ils illustrent de façon dramatique la nécessité d'un assainissement en profondeur des pratiques politiques et d’une refondation de la démocratie".

Les Verts estiment que, de cette crise, "il faut faire une opportunité. La crise de confiance des citoyens à l'égard des institutions et des politiques est telle qu'une véritable révolution éthique et un changement profond du système politique s'impose".

Pour Ecolo, l'urgence n'est donc pas aux négociations d'alliances et de casting, mais "à l'engagement de tous les responsables politiques à refonder la démocratie pour plus d'efficacité, de participation et d'éthique". "Les fondations d'un nouveau système politique doivent être adoptées au plus tard le 21 juillet et traduites en textes législatifs dès septembre", indiquent les Ecolo dans un communiqué.


Le parti avance plusieurs mesures à prendre concernant l'éthique des mandataires, la gouvernance et la démocratie citoyenne.

Elles portent notamment sur :

· le décumul intégral des mandats pour les parlementaires et l'ensemble des fonctions régionales à responsabilité importante (Ministres, chefs de cabinet, directeurs généraux des administrations, et des organismes d'intérêt public et intercommunales qui ne pourront plus exercer aucun autre mandat exécutif) ;

· le plafonnement des rémunérations des mandataires publics et la publication de leurs rémunérations ;

· la dépolitisation des recrutements dans la fonction publique ;

· la suppression des Provinces en Wallonie, un redécoupage des communes bruxelloises et la réduction de 30% du nombre d'échevins ;

· l'instauration des initiatives citoyennes et l'organisation de consultations populaires régionales, y compris pour les traités internationaux ;

· l'accès total des citoyens à l'information.


"Toutes ces mesures ne sont pas à prendre ou à laisser", souligne toutefois Patrick Dupriez. "Mais c'est de cela que nous voulons parler pour le moment".