L'avocat de Joëlle Milquet rappelle le principe de "la présomption d'innocence"

L'avocat de Joëlle Milquet rappelle le principe de "la présomption d'innocence"
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"Toute personne, en ce compris les responsables politiques, spécialement lorsqu'ils sont juristes, doit savoir que les règles éthiques de notre démocratie imposent que soit respecté par tous le principe de la présomption d'innocence", a indiqué mercredi soir Me Adrien Masset, l'avocat de Joëlle Milquet, alors que le président de DéFI Olivier Maingain exige la mise à l'écart de l'ancienne ministre de l'Education comme préalable à des négociations avec le cdH pour la formation d'une majorité à Bruxelles. 

Dans un communiqué, Me Masset a tenu à rappeler mercredi soir que sa cliente avait démissionné d'initiative de son poste de ministre francophone de l'Education, il y a plus d'un an, "sans que cela lui soit imposé après une inculpation qui fut décidée de manière hâtive et contestée par un magistrat instructeur qui quittait la fonction".

Le conseil de Mme Milquet souligne que cette dernière "n'exerce plus aucune responsabilité exécutive ni dans une structure publique ni dans son parti" depuis sa démission, "ce qui constitue déjà en soi une sanction volontaire pour des reproches qui ne sont ni établis ni jugés".

Me Masset ajoute qu'une "inculpation a pour seul objectif de donner des droits à un justiciable" et qu'il ne s'agit "ni d'une condamnation, ni d'une présomption de culpabilité".

Il poursuit en indiquant que "Joëlle Milquet n'a jamais été inculpée pour une question d'emplois fictifs, contrairement à ce que la presse mentionne systématiquement, ni pour une question d'enrichissement personnel, ni pour des infractions financières", mais qu'il "est question, pour l'essentiel, d'une controverse juridique portant sur l'interprétation que nous jugeons erronée de règles applicables à tous les cabinets ministériels".

L'avocat conclut en affirmant qu'il "n'est pas concevable que ce soit, in fine, un membre du parquet ou un juge d'instruction qui, par une décision unilatérale qui ne peut d'ailleurs pas être retirée ni contestée par un recours judiciaire, pèsent sur la formation des gouvernements et sur la composition des assemblées".