Une réforme light des circonscriptions

Une réforme light des circonscriptions
©Belga
S.Ta.

Avec la fin de la majorité PS-CDH en Wallonie, toute une série des dossiers ne pourra pas être finalisée. Parmi ceux-ci (réforme des aides à l’emploi, réforme des outils économiques, dossiers Caterpillar et Durobor, réforme fiscale, assurance autonomie, etc.), il y en a un, auquel le CDH n’a peut-être pas pensé. A savoir, la réforme des circonscriptions électorales pour les élections régionales de 2019.

L’arrêt de la Cour constitutionnelle du 26 novembre 2015 impose à la Wallonie de revoir le découpage de certaines "petites" circonscriptions (Thuin et les deux luxembourgeoises). PS, CDH et MR ayant décidé de discuter de cette réforme entre présidents, qu’adviendra-t-il de ce redécoupage ? Pour les deux circonscriptions luxembourgeoises, la solution d’une fusion était dégagée depuis longtemps. Pour Thuin, il était question d’une recomposition complexe créant une grande circonscription du Centre.

Vers un rattachement de Thuin à Charleroi

Pour voter cette modification, il est nécessaire d’obtenir, au Parlement wallon, une majorité des deux tiers, soit 50 députés. La participation du MR se révélait indispensable (à trois, ils disposent d’une majorité confortable de 68 députés). Les seuls MR et CDH ne disposeraient que d’une majorité simple de 38 députés. On voit mal, dans l’immédiat, les trois présidents de parti se mettre autour d’une table pour continuer les discussions comme si de rien n’était. De plus, le Parlement fédéral devra voter, pour accompagner cette réforme, une modification de certains cantons électoraux. On se dirige donc vers un rattachement de la circonscription de Thuin à celle de Charleroi. On voit mal un parti d’opposition comme le PS voter contre et risquer une invalidation des élections. De plus, cette solution ne nécessite pas de vote à la Chambre tout comme celle qui vise à fusionner les deux circonscriptions de la province de Luxembourg.