Di Rupo favorable au décumul... mais ne se prononce sur son cas personnel

Belga et rédaction en ligne

Les écologistes et les socialistes se verront lundi pour discuter du renouveau politique, a indiqué jeudi le président du PS, Elio Di Rupo, sur le plateau de RTL-TVi. Les Verts ont présenté mercredi une série de propositions qu'ils ont déjà soumises ce jeudi au président du cdH, Benoît Lutgen, qui tente de son côté de constituer des nouvelles majorités.

Le président des socialistes francophones n'a pas voulu s'étendre sur la formation de nouvelles alliances alors qu'une coalition associant le PS, Défi et Ecolo, au lieu du cdH, est évoquée à Bruxelles. "Nous n'en sommes pas là", a-t-il dit. Lundi, M. Lutgen a annoncé qu'il ne voulait plus gouverner avec le PS, après de longues années de coalition. 

Le président des centristes a invoqué les affaires impliquant les mandataires d'un parti socialiste au pouvoir en Wallonie depuis 30 ans. M. Di Rupo a renvoyé aux chrétiens-démocrates leur présence séculaire au pouvoir en Belgique. "Ils sont là depuis 139 ans. C'est vrai qu'à la lumière de leur attitude, il est grand temps qu'ils se retirent", a-t-il déclaré. 

Le cdH a d'ailleurs connu lui aussi ses affaires, a fait remarquer le président du PS, en rappelant le cas de l'Office wallon des déchets où l'attitude du ministre Di Antonio était mise en cause. "Chaque fois, le PS est resté extrêmement correct. Nous n'avons jamais poussé nos partenaires parce que nous respectons nos partenaires". Le 2 juillet, le PS se réunira en congrès pour débattre d'une série de réformes en matière de gouvernance, notamment du décumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale.

Mais le président du PS ne montre pas l'exemple. Il refuse de dire quel mandat il choisira après les prochaines élections. Quelle que soit la décision prise, M. Di Rupo, actuellement bourgmestre de Mons et député fédéral, ne cumulera plus ces deux mandats, a-t-il cependant assuré.