L’exécutif chercherait environ 5 milliards à l’horizon 2019 au lieu des 8 requis

A. C. et Belga
Belgian Prime Minister Charles Michel pictured during the Te Deum mass, on the occasion of Today's Belgian National Day, at the Saint Michael and St Gudula Cathedral (Cathedrale des Saints Michel et Gudule / Sint-Michiels- en Sint-Goedele kathedraal) in Brussels, Friday 21 July 2017. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Belgian Prime Minister Charles Michel pictured during the Te Deum mass, on the occasion of Today's Belgian National Day, at the Saint Michael and St Gudula Cathedral (Cathedrale des Saints Michel et Gudule / Sint-Michiels- en Sint-Goedele kathedraal) in Brussels, Friday 21 July 2017. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK ©BELGA

L’exécutif chercherait environ 5 milliards à l’horizon 2019 au lieu des 8 requis.

Au four et au moulin, le Premier ministre. Jeudi, visite à l’Elysée. Vendredi, Fête nationale. Et tout ce week-end, les travaux budgétaires. En parallèle, il gardera un œil très attentif sur les négociations gouvernementales en Wallonie. "Charles Michel veut aboutir ce week-end sur le budget et la semaine prochaine à la Région. Et devenir Super Michel", s’esclaffe un conseiller ministériel. Le cabinet du Premier reste toutefois réaliste et précise que les travaux se poursuivent ce week-end mais également la semaine prochaine. Si le calendrier wallon devrait être respecté, c’est moins sûr pour le fédéral.

Selon les chiffres du comité de monitoring (l’instance qui contrôle l’évolution du budget fédéral), le gouvernement doit trouver 4,2 milliards en 2018 et 7,7 milliards à l’horizon 2019 afin de retrouver l’équilibre cette année-là. Mais il nous revient que l’une des hypothèses de travail de l’exécutif consisterait à chercher 2,6 milliards pour 2018 et environ 2,5 milliards pour 2019 (on nous parle d’une fourchette allant de 2,3 à 2,6 milliards, dépendant de la conjoncture économique). Soit un gros 5 milliards sur les deux années au lieu des presque 8 milliards requis, ce qui repousserait le retour à l’équilibre à 2020. Ce sera déjà le second report. L’Europe aurait validé ce schéma à condition que des réformes structurelles suffisamment ambitieuses soient adoptées.

Pas de confirmation officielle pour le moment. Mais "l’un des scénarios que certains préconisent est effectivement de ne pas faire tout l’effort budgétaire pour ne pas casser la dynamique de relance", commente une source gouvernementale.

Conclure pour la fin juillet au plus tard

En ce qui concerne le budget 2018, après diverses corrections techniques, il reste environ 800 millions d’euros à dénicher. Une série d’économies et des gels de budgets sont évoqués. Le gouvernement veut aussi présenter de nouvelles mesures socio-économiques. Les ministres se verront durant le week-end pour en discuter. Avec un accord à la clé ? C’est l’espoir de certains. D’autres temporisent. "On ne s’enferme pas dans un calendrier, même si on a envie de conclure pour la fin du mois de juillet au plus tard."

L'Open Vld cale, le CD&V réunit ses chefs de file

L'Open Vld cale sur les dernières propositions de taxation en discussion dans le cadre des négociations budgétaires fédérales, apprend-on samedi de plusieurs sources proches du conclave. On sait que depuis des mois, la situation est tendue autour de la réforme de l'impôt des sociétés que souhaite engranger la N-VA, le CD&V plaidant en contrepartie pour une fiscalité plus équitable. Il plaidait notamment pour une taxation des plus-values barrée elle par la N-VA et l'Open Vld.

Ces derniers jours est venue sur la table du gouvernement une nouvelle proposition, celle de la taxation des comptes-titres. Les groupes de travail techniques ont continué à plancher sur les dernières propositions, y compris le 21 juillet.

Selon certaines sources, l'Open Vld cale et le CD&V a décidé de réunir ses chefs de file pour adopter sa stratégie.