Décidément, l’absentéisme des députés wallons est un mal tenace

La Libre Belgique
Décidément, l’absentéisme des députés wallons est un mal tenace
©Jean-Luc Flémal

Un grand nombre de citoyens avaient déjà failli s’étrangler en apprenant que les députés wallons, sous l’impulsion de la majorité (MR-CDH), avaient décidé de commencer les séances plénières à partir de 14 heures et non plus à partir de 9 heures comme c’était très souvent le cas par le passé. Certains élus avaient justifié la décision par la distance à parcourir entre le domicile des députés qui habitent loin de Namur et la capitale wallonne. Une situation qui, soit dit en passant, touche quotidiennement de nombreux travailleurs - lesquels sont priés en outre d’être à l’heure. Depuis lundi, on constate que la plupart des commissions parlementaires organisées en matinée mettent du temps à démarrer faute de députés présents en nombre suffisant. Manifestement certains députés n’ont pas compris qu’être élu donne certes des droits, mais aussi des devoirs.

La rentrée parlementaire wallonne aura lieu plus tôt qu’avant

Mais au Parlement wallon, on aime envoyer des messages contradictoires. Alors que la majorité (voir plus haut) rencontre quelques difficultés à être présente en nombre à Namur, la commission des Affaires générales a voté une proposition de décret qui avance la rentrée parlementaire du Parlement wallon du 3e au 1er mercredi de septembre. Cette proposition était signée par Ecolo et le MR. Ces deux-là ont été rejoints par le PS et le CDH. Un vote similaire devrait intervenir à la Fédération Wallonie-Bruxelles. En 2015, le parlement bruxellois avait déjà anticipé sa rentrée : il rentrait après le 15 octobre et avait avancé sa rentrée de trois semaines. La Chambre a quant à elle avancé son calendrier de réunions régulières à début septembre.