"Chaos dans les centrales, factures d'électricité qui augmentent...": l'opposition critique durement l'action de la ministre Marghem

Belga

Outre du CD&V, parti de la majorité qui a réclamé de l'entendre à la Chambre, la ministre fédérale de l'Énergie Marie Christine Marghem a fait l'objet de vives critiques de l'opposition dans la polémique sur la sécurité d'approvisionnement du pays en électricité. 

"La confiance aveugle de la ministre en Engie-Electrabel, qui lui avait caché l'information de la fermeture de Tihange 3, pose beaucoup de questions. Et les propos de la ministre ne sont pas de nature à rassurer les citoyens et les entreprises pour qui la facture et la survenue de coupures d'électricité risquent d'augmenter de manière conséquente", a commenté Michel de Lamotte (cdH).

"Il y a deux semaines, Mme Marghem s'autocongratulait sur son bilan. Mais quel est-il réellement ? Chaos dans les centrales, factures d'électricité qui augmentent, risques de coupures d'électricité, transition énergétique au point mort", a ajouté le PS de la Chambre.

Le sp.a a jugé "inouï" que la ministre renvoie la responsabilité à Electrabel, "sans venir avec la moitié d'une solution". Les socialistes flamands pointent aussi du doigt la N-VA, qui ne cache pas son soutien à l'énergie nucléaire.

"Bien entendu qu'Engie Electrabel est en première ligne dans la situation actuelle, mais la responsabilité de la ministre Marghem reste entière: c'est elle qui a voulu prolonger les vieilles centrales de Doel 1 et Doel 2 à la hussarde et en dépit du bon sens", a renchéri Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

Les Verts estiment que les signaux d'alarme ne manquaient pas, comme en octobre 2017 lorsque le problème de béton a été découvert dans le bunker de Doel 3. "Le risque, aujourd'hui avéré, que ce même problème se reproduise dans les trois autres réacteurs du même type a été, comme trop souvent, minimisé par les autorités en place, tandis que le gouvernement Michel s'enferme dans un 'tout au nucléaire' dont le consommateur paiera injustement la facture."

La ministre est attendue mercredi au Parlement.