Les petits secrets politiques et linguistiques du gouvernement Michel 2

Les petits secrets politiques et linguistiques du gouvernement Michel 2
©BELGA
Tout va aller très vite. Le gouvernement qui va résulter du départ des ministres N-VA n'aura plus de majorité à la Chambre des Représentants. C'est sans doute la piste d'un gouvernement minoritaire jusqu'en mai qui sera suivie, plutôt que de convoquer des élections anticipées. Ce gouvernement minoritaire travaillera par arrêtés et, lorsqu'il devra obtenir un vote du parlement, ira négocier avec l'opposition des alliances ponctuelles. Y compris, d'ailleurs, avec les élus N-VA. 

Voilà pour le mode de travail. Mais quid de la composition de l'Orange bleue ? Charles Michel en a parlé lors de sa conférence de presse de ce samedi soir : la "suédoise" a vécu, vive l''Orange bleue" (MR/Open VLD/CD&V). 

Pour remplacer les trois ministres et les deux secrétaires d'Etat N-VA qui s'en vont, le Premier ministre a proposé de faire monter en grade les deux secrétaires d'Etat restants : le libéral flamand Philippe De Backer et le démocrate-chrétien flamand Pieter De Crem. Ils deviendront donc ministres à part entière. 

Il n'y aura donc pas de nouvelles arrivées au sein du gouvernement, le nombre de membres passant de 18 (14 ministres dont 4 secrétaires d'Etat) à 13. 

Problème : et la parité linguistique alors? C'est en effet une obligation au sein du gouvernement fédéral en ce qui concerne le conseil des ministres (les secrétaires d'Etat ne sont pas pris en compte dans ce calcul). 

Charles Michel sera asexué linguistiquement

Dans la "suédoise", le Premier ministre Charles Michel était compté comme membre francophone de l'exécutif. La parité linguistique était de 7 membres francophones et de 7 membres néerlandophones (14 membres du conseil des ministres au total). Mais, désormais,
...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité