MR et CD&V s'érigent une nouvelle fois en barrage contre l'ingouvernabilité

Les présidents du MR et du CD&V, Charles Michel et Wouter Beke se posent une nouvelle fois en barrage contre l'ingouvernabilité, dans une interview croisée donnée samedi, à huit jours du scrutin, aux quotidiens Le Soir et De Standaard.

MR et CD&V s'érigent une nouvelle fois en barrage contre l'ingouvernabilité
©Belga
Belga

Les présidents du MR et du CD&V, Charles Michel et Wouter Beke se posent une nouvelle fois en barrage contre l'ingouvernabilité, dans une interview croisée donnée samedi, à huit jours du scrutin, aux quotidiens Le Soir et De Standaard. 

Il y a cinq ans, les deux chefs de file réformateur et chrétien-démocrate s'étaient retrouvés sur un même axe socio-économique duquel avaient émergé des coalitions suédoises, avec le vainqueur de l'élection en Flandre, la N-VA, aux niveaux fédéral et flamand.

Sans surprise, MR et CD&V défendent le bilan de leurs coalitions, empreint de réalisations socio-économiques, et, si l'électeur le permet, ils verraient bien l'axe qu'ils défendent s'inscrire dans la continuation. "Nous avons, sur le plan socio-économique, beaucoup de convergences. Pour nous, la qualité de la vie est un sujet important. Cela signifie mettre l'accent sur l'emploi, le pouvoir d'achat, l'accès aux soins de santé, la sécurité. Ce seront nos priorités si on est à la table après le 26 mai", indique Wouter Beke. "Wouter et moi pensons qu'il faut continuer des réformes économiques et sociales, à soutenir les investissements et l'emploi, qui sont la meilleure garantie pour élever nos conditions de vie. Avec ce point important: la qualité de vie, le lien entre vie professionnelle et vie familiale", embraye Charles Michel.

Les deux chefs de file se montrent durs vis-à-vis de la N-VA, qui a largué les amarres fédérales à six mois de la fin de la législature fédérale, mais ils ne posent pas d'exclusive à son égard, vu sa participation à l'essentiel des bilans suédois.

Ils ne posent pas non plus d'exclusives à l'égard d'autres formations comme la famille socialiste, la première du pays dans les intentions de vote sondées par le Soir, même si Charles Michel voit le PS d'aujourd'hui inféodé à la FGTB et au PTB. Le sondage du Soir fait apparaître que la Suédoise n'aurait plus la majorité à la Chambre, même avec le cdH dont les deux présidents de parti lorgnent la présence à leurs côtés. Mais dans le sondage du Soir, la coalition émergente est l'arc-en-ciel, composé des socialistes, des écologistes et des libéraux, et donc sans les partis chrétiens. Cette coalition serait minoritaire du côté flamand.