Défait aux élections, Alain Destexhe va se retirer de la présidence de son parti

Il n'a obtenu aucun siège lors des élections.

J. Lgg. (avec Belga)
Alain Destexhe met déjà un terme à son parti politique
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Le principal initiateur des "Listes Destexhe", qui n'ont décroché aucun siège lors des élections générales de dimanche, l'ex-sénateur et député bruxellois MR Alain Destexhe, a assuré lundi que son mouvement continuerait à exister, mais sous un autre nom et avec un président à désigner à l'automne, dans la perspective d'un possible nouveau scrutin fédéral.

"A titre personnel, je ne suis pas déçu de mon résultat, mais je le suis pour mes colistiers, qui n'ont pas été élus. Mais le mouvement Listes Destexhe continue. Il y a une base militante très forte", a déclaré ce médecin de formation. Fort du soutien de 42.000 électeurs qui ont voté pour les 'Listes Destexhe', le Bruxellois rappelle que son mouvement n'a été créé que voici trois mois, après son départ du Mouvement réformateur. 

"Je vais mettre une équipe en place et assurer une transition démocratique vers ce parti qui ne portera pas mon nom et que je ne présiderai pas", a ajouté M. Destexhe. Ces changements devraient intervenir "probablement à la rentrée lors d'un congrès", a-t-il poursuivi en évoquant la période de "septembre-octobre". "A titre personnel, je déciderai à ce moment-là ce que je ferai", a-t-il expliqué à LaLibre.be. 

Il s'agit, selon lui, de "poursuivre" et d'"amplifier le combat" entamé par cette formation à la droite du MR et qui n'a recueilli dimanche que 0,63% des votes pour la Chambre, sans obtenir d'élu lors des scrutins européen, fédéral et régional.

M. Destexhe estime en effet que face à la situation née des élections - une Wallonie et une région bruxelloise à gauche, avec une Flandre qui a accentué son virage vers la droite de l'échiquier politique, au risque d'"intensifier l'évolution de la Belgique vers le confédéralisme" - "on pourrait revoter dans six mois".

"Nous sommes persuadés d'être dans le vrai", a-t-il réagi auprès de LaLibre.be. "La Wallonie et Bruxelles se coulent en créant une région pauvre et gauchiste dans une Europe prospère. On court au désastre !"