Consultations wallonnes: le PTB se dit constructif et prêt à des compromis

Consultations wallonnes: le PTB se dit constructif et prêt à des compromis
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Le PTB est prêt à faire des compromis tout en réclamant une rupture, ont affirmé ses représentants lundi à leur arrivée au Parlement de Wallonie pour un premier tour de consultations avec le PS en vue de chercher des majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. "On va discuter de manière constructive, mais en ayant nos revendications sur la table comme une grille des loyers pour le logement, des efforts pour l'emploi et non pour les multinationales, pour plus de transport en commun", a affirmé le porte-parole national du parti, le député Raoul Hedebouw, sans toutefois citer la gratuité des transports en commun.

"Nous ne voulons pas poser d'ultimatum, il faut apprendre à se connaître, le PS n'a pas eu l'habitude d'avoir une opposition à sa gauche", a-t-il poursuivi. Il considère qu'il existe désormais "un rapport de force" grâce à la percée du parti aux dernières élections.

Écartée quelques heures plus tôt des pourparlers en Flandre, la formation d'extrême gauche reconnaît que "la vocation d'un parti politique est de monter dans une majorité, mais il faut une rupture: nous sommes prêts à faire des compromis, mais pas des compromissions".

Le PS avait déjà tenu des pourparlers avec le PTB au lendemain des élections communales d'octobre dernier dans plusieurs villes, mais les deux partis n'étaient parvenus nulle part à sceller un accord.

Désormais, avec dix sièges au Parlement de Wallonie, le PTB dispose du même poids politique que le cdH, derrière le PS, le MR et Ecolo, et le syndicat socialiste FGTB pousse les socialistes à sceller un accord avec lui et Ecolo.

La délégation PTB reçue ce lundi au Parlement de Wallonie par le président du PS Elio Di Rupo et l'ancien ministre-président wallon Paul Magnette est constituée du président Peter Mertens, de M. Hedebouw et du porte-parole du parti pour la Wallonie, Germain Mugemangango, élu député wallon.

A leur arrivée, des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Grognon à proximité se sont arrêtés pour les applaudir, ce que les journalistes présents sur place n'avaient constaté pour aucun autre représentant des partis politiques venus mercredi dernier et ce lundi matin.

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