Pour Kristof Calvo, une mesure de l'accord flamand montre clairement la participation du Vlaams Belang aux discussions

Pour Kristof Calvo, une mesure de l'accord flamand montre clairement la participation du Vlaams Belang aux discussions
©JC GUILLAUME

Les négociations en Flandre ont enfin débouché ce lundi 30 septembre à un accord de majorité, dont les grands axes ont été présentés dans le courant de la matinée. "Vous avez devant vous un homme fatigué mais heureux", a déclaré le nouveau ministre-président régional, Jan Jambon (N-VA), peu avant 08h00.

Réunissant la N-VA, le CD&V et l'Open Vld, la "suédoise bis" a détaillé son "accord volumineux", comprenant la fin du vote obligatoire aux communales, la suppression du bonus logement,... Les trois partis ont, qui plus est, annoncé viser un retour à l'équilibre budgétaire en 2021.

Depuis les bancs de l'opposition, Kristof Calvo (Groen) a déjà fait connaître son mécontentement quant à certains aspects de l'accord de majorité. Ce dernier s'est notamment exprimé sur Twitter, pointant du doigt la participation évidente du Vlaams Belang aux discussions qui ont conduit à cet accord. "Pour le chapitre sur le vivre ensemble, il y avait clairement un quatrième parti autour de la table des négociations et ce n'était pas Groen, a dénoncé l'écologiste. (...) Que la Flandre quitte Unia, c'est du Vlaams Blok vintage".

Le président de la N-VA, Bart De Wever, avait annoncé plus tôt ce lundi vouloir mettre fin à la collaboration avec Unia, le centre interfédérale pour l'égalité des chances, pour que la Flandre puisse "créer elle-même un centre pour l'égalité des chances".

Cette décision aura des conséquences financières pour Unia qui tire environ 10% de son financement de la Flandre.

Le futur gouvernement ne se retirera toutefois pas complètement de la politique fédérale des droits de l'homme puisqu'un Institut national des droits de l'homme doit voir le jour et auquel les Régions participeront à terme, a fait remarquer M. De Wever.

(avec Belga)