Qui se cache derrière la plainte qui sera déposée ce vendredi contre l'État belge pour coups et blessures involontaires?

Le mouvement citoyen " Trace ton cercle " a publié un communiqué ce jeudi faisant le point sur une plainte qui sera déposée vendredi.

Qui se cache derrière la plainte qui sera déposée ce vendredi contre l'État belge pour coups et blessures involontaires?
©JC GUillaume

Ce vendredi, une plainte contre l'État belge sera déposée auprès du Procureur du Roi de Bruxelles pour "coups et blessures involontaires". Mais qui se cache donc derrière cette plainte et quelles en sont les raisons?

Le mouvement citoyen "Trace ton cercle" a publié un communiqué ce jeudi qui lève un coin du voile. Derrière cette action en justice, on trouve un groupe de parents et de jeunes dont l’identité ne sera pas divulguée mais qui sera soutenu par "Trace ton cercle". Le mouvement précise que la plainte vise à soutenir "tous les enfants, élèves, étudiants et autres jeunes majeurs ainsi que leurs parents qui ont souffert et souffrent encore de la prolongation des mesures gouvernementales impactant leur santé physique et mentale, sans ajustements et ce malgré les nombreux signaux d’alerte et les appels à l’aide envoyés à nos dirigeants."

"Trace ton cercle" indique que si ce sera au Parquet d'analyser les suites à donner à cette plainte, celle-ci est avant tout "un appel au Gouvernement Fédéral à adopter de toute urgence des mesures adaptées à la jeunesse, protégeant sa santé mentale et physique."

Le mouvement espère ainsi que le gouvernement prendra en considération un "plan jeunesse" lors du prochain Comité de concertation, prévu le 11 mai prochain.

"Après plus d’un an, force est de constater que rien n’a été fait afin de traiter les conséquences psychologiques et physiques dramatiques des mesures, et plus particulièrement sur les enfants et les adolescents dont la santé mentale fait plus qu’inquiéter, alors que les tentatives de suicide, cas d’automutilation, troubles du comportement alimentaire, anxiétés, décrochages scolaires augmentent", ajoute "Trace ton cercle" dans son communiqué.

Le mouvement tire la sonnette d'alarme: 'Les professionnels de la Santé mentale font face à une déferlante de demandes (consultations, hospitalisations,...) à laquelle ils ne peuvent déjà plus répondre. Alors que l’on se concentre sur la saturation des unités de soins intensifs, les institutions et spécialistes en santé mentale sont confrontés à une réalité tout aussi alarmante depuis des mois sans que rien de spécifique ne soit mis en place. La réouverture en 100% présentiel des écoles secondaires lundi prochain arrive trop tard de l’avis de tous."

A noter que "Trace ton cercle" pointe également un non-respect de la Constitution. La prolongation des mesures sans considération de son impact sur la jeunesse est "non seulement constitutive d’une infraction pénale mais porte atteinte à des droits fondamentaux pourtant expressément protégés par la Constitution en son article 22bis - à savoir que chaque enfant a droit au respect de son intégrité morale, physique, psychique et sexuelle et que chaque enfant a le droit de bénéficier des mesures et services qui concourent à son développement…"

Et le mouvement de conclure: "Nous ne pouvons continuer à agir sans poser des actes forts, d’où cette plainte riche de sens. 'Trace ton Cercle' exhorte le gouvernement de respecter ses engagements du mois de mars lorsqu’il avait formellement indiqué que la jeunesse était sa priorité. Les jeunes sont notre avenir. Nous devons les écouter et prendre soin d’eux."

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