Sortie du nucléaire: "Les déclarations de Mme Vander Straeten sont incorrectes et inadmissibles", estime Marghem

"Les déclarations de Mme Vander Straeten sont incorrectes et inadmissibles", a réagi vendredi la députée fédérale Marie Christine Marghem (MR), qui occupait le portefeuille de ministre de l'Énergie sous le précédent gouvernement.

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© BELGA/ Bauweraerts Didier
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Le Bureau du Plan a publié vendredi une étude selon laquelle les émissions de CO2 auront augmenté de 12% en 2026 par rapport à 2020, principalement poussées à la hausse par la fermeture des centrales nucléaires en 2025 et leur remplacement par des centrales au gaz.

L'actuelle ministre de l'Énergie au sein de la coalition Vivaldi, Tinne Van der Straeten (Groen), a pointé du doigt la politique du gouvernement précédent. Selon elle, cette étude est avant tout une évaluation de la politique énergétique menée par la coalition suédoise, les plans de l'exécutif actuel n'y étant pas repris. Ainsi, la majorité actuelle entend limiter à 2 ou à 3 le nombre de nouvelles centrales au gaz contre les 8 initialement prévues, a-t-elle ajouté.

Ces propos ont été balayés par Marie Christine Marghem. "Le travail du Bureau du Plan est correct, mais ce que dit Mme Vander Straeten n'est pas correct", a-t-elle indiqué dans une réaction à Belga. Et la ministre de l'Énergie sous la suédoise de rappeler avoir développé 1.500 MW d'éolien offshore durant son mandat. "Je crains que ce gouvernement-ci ne soit pas en mesure d'en faire autant sous cette législature, d'ici 2024. Développer l'offshore ne se fait pas en un claquement de doigt. Elle aurait déjà dû lancer les marchés publics, ce qui n'est pas le cas."

Marie Christine Marghem s'est aussi inquiétée du développement des centrales au gaz. "Deux ou trois centrales pour une capacité de 2,3 GW ne suffiront pas à assurer notre approvisionnement. Ce que Mme Vander Straeten ne veut pas dire, c'est que les anciennes centrales au gaz sont éligibles dans le mécanisme de rémunération de capacité (CRM). Et ce sont ces anciennes centrales qui vont produire du gaz à effet de serre et du CO2." L'ancienne ministre a enfin reproché à sa successeure de ne pas respecter l'accord de gouvernement, négocié notamment avec le MR, en matière de monitoring permanent de la sécurité d'approvisionnement et des prix. "Elle ferait bien de le faire sans attendre le mois de novembre. On sait dès maintenant qu'il y a un problème."

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