Sammy Mahdi demande aux partis de ne pas susciter de faux espoirs pour les grévistes de la faim

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Sammy Mahdi, a appelé lundi les partis politiques à ne pas susciter de faux espoirs parmi les sans-papiers en grève de la faim à Bruxelles depuis sept semaines dans l'espoir d'obtenir une régularisation collective.

Sammy Mahdi demande aux partis de ne pas susciter de faux espoirs pour les grévistes de la faim
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"Accorder un (permis de) court séjour à tous les grévistes de la faim n'est pas souhaitable. Quelques mois plus tard, ces mêmes sans-papiers seront à nouveau en séjour irrégulier. Les grévistes de la faim ont eux-mêmes indiqué qu'ils ne souhaitent pas un titre de séjour temporaire, mais permanent et collectif pour tous sans-papiers", a-t-il affirmé lundi soir.

M. Mahdi (CD&V) répondait au PS, qui avait, plus tôt dans la journée, appelé le gouvernement fédéral à trouver une solution provisoire dans le dossier de la grève de la faim de sans-papiers par l'octroi de visas de court séjour, ce qui permettrait d'ouvrir un espace de négociation et de dialogue.

Depuis 50 jours, quelque 450 personnes mènent une grève de la faim sur les sites de l'ULB et de la VUB et dans l'église du Béguinage à Bruxelles.

Le secrétaire d'État a réaffirmé qu'il faisait tout son possible depuis des semaines pour convaincre les gens qu'une grève de la faim n'a pas de sens. Le reproche selon lequel aucune démarche n'est prise est regrettable, étant donné les efforts déployés depuis des semaines, a souligné M. Mahdi.

Ces derniers jours, Mahdi a travaillé avec plusieurs partenaires à l'installation d'une zone neutre, où les grévistes de la faim pourraient obtenir des éclaircissements sur les procédures existantes. Cette zone neutre devrait et sera mise en place cette semaine, selon le cabinet de Mahdi.

M. Mahdi a rappelé qu'il avait a eu des discussions avec une douzaine d'organisations ces dernières semaines, ainsi qu'avec les sans-papiers eux-mêmes.

"C'est mon travail d'entrer en dialogue avec eux et aussi de clarifier honnêtement ce que la politique (d'asile) représente. Les demandeurs d'asile fuyant la guerre ont droit à une protection, les étudiants qui respectent les règles peuvent étudier ici et les personnes qui veulent venir travailler ici peuvent faire une demande depuis l'étranger. Et dans des cas humanitaires exceptionnels, nous appliquons la régularisation pour les personnes en séjour irrégulier, simplement parce que nous défendons une politique humaine. Nous sommes très préoccupés par la situation des grévistes de la faim, mais cela ne doit pas forcer la politique dans une certaine direction", a-t-il conclu.

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