Pollution à Zwijndrecht: Khattabi "consternée" par le manque d'ambition de la Flandre pour une politique préventive

La ministre fédérale de l'Environnement, Zakia Khattabi, a exprimé mardi sa "consternation" devant le refus de la Flandre d'envisager une politique intégrée de prévention des pollutions par des produits comme les substances perfluoroalkylées (PFAS) qui défraient la chronique depuis la découverte d'une contamination en province d'Anvers.

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Le 8 juillet, la ministre a convoqué une réunion de la conférence interministérielle environnement et santé pour faire le point sur la pollution aux PFAS, établir une coordination entre les différentes entités mais aussi envisager l'avenir, a-t-elle expliqué en commission de la Santé de la Chambre en réponse à des questions de Séverine de Laveleye (Ecolo-Groen), Daniel Senesael (PS), Kurt Ravyts (VB) et Greet Daems (PTB). Elle espérait à cette occasion mettre en place le principe de précaution et du "one world, one health", soit une approche intégrée entre les différents centres de décision, afin de prévenir une pollution comme celle de Zwijndrecht issue d'une usine qui a cessé sa production en 2003.

La ministre Ecolo soutient le principe du pollueur-payeur dans un cas comme celui-là mais une réparation financière "ne peut réparer l'irréparable", c'est-à-dire les effets de pollutions diffuses comme celles des PFAS, estime-t-elle.

"C'est pourquoi j'avais souhaité que la CIMES se positionne en faveur d'une politique préventive ambitieuse de telles catastrophes à l'avenir en mettant en avant les principes de précaution et de 'one world, one health'. La Flandre n'a pas souhaité s'inscrire dans cette vision. Je continuerai pour ma part à défendre avec mes collègues wallons et bruxellois et mon collègue de la Santé, Frank Vandenbroucke, une politique préventive pour éviter de telles catastrophes par l'application du principe de précaution dans l'autorisation de telles substances suspectes et, plus précisément de ne pas autoriser de substances nouvelles qui n'aient pas prouvé leur innocuité plutôt que d'attendre des preuves du risque pour agir", a-t-elle expliqué.

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