Georges-Louis Bouchez: "Je trouve que c'est assez surréaliste de proposer sa démission un jour comme aujourd'hui"

Georges-Louis Bouchez, le président du MR, était l'invité de Matin Première sur la RTBF ce mardi. Il est revenu sur la grève de la faim des sans-papiers.

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La crise des sans-papiers met le gouvernement fédéral en sursis. Le PS et Ecolo ont annoncé ce lundi qu'ils quitteraient le gouvernement en cas de décès de l'un des sans-papiers actuellement en grève de la faim. Le Premier ministre a réagi dans la foulée à ces annonces. Celui-ci ne veut pas céder à la pression et réitère sa confiance en son Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Sammy Mahdi (CD&V).

"Si c'était moi qui avais fait une histoire pareille, je ne sais pas ce que j'aurais pu entendre", a ironisé Georges-Louis Bouchez, le président du MR, sur Matin Première ce mardi. Avant de tempérer : "Je trouve que c'est assez surréaliste de proposer sa démission un jour comme aujourd'hui".

Le libéral ne nie cependant pas l'urgence de la situation. "Il y a quelque chose qui est très clair : c'est un drame humain. Le problème, c'est qu'aujourd'hui l'Etat prend au quotidien des décisions qui peuvent être vécues comme des drames par les citoyens".

"Ce n'est pas comme cela qu'un Etat de droit fonctionne"

Pour le libéral, la grève de la faim ne peut pas être un outil de négociation. "Tout doit être mis en oeuvre pour préserver la vie et la santé de ces personnes mais nous ne pouvons pas, alors qu'il y a des milliers de personnes qui ont été écartées de notre pays parce qu'elles ne remplissaient pas les conditions, dire que certains vont recevoir des papiers parce qu'ils ont fait une grève de la faim", a-t-il expliqué rejoignant par ses propos ceux du Premier ministre et du Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration. "On ne peut pas rentrer dans ce genre de schéma, ce n'est pas comme cela qu'un Etat de droit fonctionne", a-t-il ajouté.

Celui-ci considère que la solution ne passe pas aujourd'hui par une régularisation massive mais par une assistance médicale, même forcée, comme l'a également proposé le président du CD&V Joachim Coens. "Il faut tout faire pour préserver la santé et la vie des gens. Un mort serait un drame pour tous les partis de la coalition", a-t-il conclu.


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