Selon Vandenbroucke, l’obligation vaccinale des enseignants n’est pas à l’étude : la priorité est de vacciner plus de jeunes à Bruxelles

Ce mardi soir, le ministre fédéral de la Santé était l'invité du JT de la RTBF, tandis que Caroline Désir était interrogée sur le plateau de RTL.

Ce mardi, tandis que la Flandre annonçait que le port du masque ne serait plus imposé aux élèves à la rentrée, on apprenait que celui-ci serait plus strict dans les écoles bruxelloises que dans les wallonnes. Les ministres de l'Éducation ont en effet opté pour une approche différenciée entre les régions en fonction de leurs situations épidémiologiques. Celle de Bruxelles inquiète depuis des semaines car la vaccination y est plus lente et la hausse des contaminations plus marquée.

Les syndicats enseignants n'ont pas tardé à réagir à ces mesures. La CSC exhorte notamment à poser la question de l'obligation vaccinalepour éviter des différences de traitement dans les écoles. Interrogée à ce sujet lors du JT de RTL, la ministre de l'Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles a rétorqué que ce n'était pas à elle de décider, mais aux ministres de la Santé. "Vous avez vu que l'obligation vaccinale pour les soignants est de nouveau sur la table donc ça pourrait être une piste. Ce qui me semble certain, c'est qu'il faut progresser en matière de vaccination. On a atteint de bons chiffres en Belgique et on peut s'en réjouir. Cela nous permet de venir avec des assouplissements notamment pour le port du masque en Wallonie. On doit encore vacciner davantage les jeunes et convaincre les familles.", a-t-elle toutefois avancé.

Pour ce faire et notamment pallier les difficultés rencontrées à Bruxelles pour convaincre les jeunes de se faire vacciner- 20% des 12-17 ans ont reçu une dose à Bruxelles contre 53% en Wallonie- la ministre a souligné l'importance du secteur de l'enseignement. "Le secteur de l'enseignement peut jouer un rôle avec des vaccibus, des équipes mobiles qui se rendront dans les écoles pour vacciner, répondre aux questions des élèves et enseignants. C'est peut-être une façon de toucher les familles via les adolescents. Nous allons organiser tout cela dans les prochains jours car nous devons mettre à profit cette période de septembre où les mesures en matière de masque à Bruxelles reste très contraignante. Puis nous évaluerons la situation", a avancé Caroline Désir qui dit avoir été contactée par la Cocom.

Interrogé simultanément sur le plateau de la RTBF, le ministre fédéral de la Santé a précisé que la question de l'obligation vaccinale des enseignants n'était pas à l'étude. "La priorité est de vacciner davantage de jeunes, notamment à Bruxelles. Il est essentiel de renforcer la campagne de vaccination pour les jeunes à Bruxelles en impliquant directement les écoles et l'ONE", a-t-il indiqué. Il n'est ainsi pas contre le fait de vacciner à l'école. "Il faut trouver de nouvelles méthodes pour convaincre les jeunes", a-t-il conclu.