De Wever dénonce le manque de moyens pour sécuriser la communauté juive

Le bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA, Bart De Wever, a dénoncé vendredi l'absence de moyens fédéraux pour assurer à l'avenir la sécurité de la communauté juive et des lieux qu'elle fréquente.

De Wever dénonce le manque de moyens pour sécuriser la communauté juive
© Alexis Haulot

Selon lui, le gouvernement fédéral n'a pas tenu sa parole et contraint les police locales, notamment à Anvers, à faire ce qu'elles peuvent avec leurs propres moyens. Au cours des années précédentes, dans le sillage des attentats du Musée juif à Bruxelles et de l'Hyper Casher en France, la police anversoise avait reçu l'aide des militaires pour la surveillance de certaines cibles potentielles liées à la communauté juive. Ces lieux sont toujours en niveau de menace renforcée mais la Défense mettra fin à son appui au début du mois prochain.

"Tant le chef de corps de la zone de police d'Anvers que moi-même avons insisté auprès du gouvernement fédéral pour qu'il prévoie les moyens requis par cette surveillance, qui est déterminée au niveau fédéral", a expliqué M. De Wever dans un communiqué. "Les ministres de l'Intérieur, y compris l'actuelle ministre, ont toujours promis qu'il y serait pourvu. Après nous l'avoir laissé croire à l'occasion de plusieurs rencontres, la ministre décide deux semaines à peine avant l'échéance qu'il n'y aura finalement plus de moyens fédéraux mobilisés".

La police anversoise ne manque pas de travail, a fait remarquer le bourgmestre, et devra libérer 36 collaborateurs à temps plein pour assurer la surveillance physique de certains lieux. "La police ne peut y arriver sans couper dans d'autres de ses missions centrales en matière de lutte contre la criminalité et de travail de proximité", a ajouté M. De Wever.