Covid en Belgique : inquiets pour trois raisons, les experts de la santé font plusieurs recommandations

Si le Comité de concertation de vendredi dernier a laissé place à quelques assouplissements, les experts, eux, s'inquiètent et ont fait part de plusieurs recommandations.

Covid en Belgique : inquiets pour trois raisons, les experts de la santé font plusieurs recommandations
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La rédaction (avec Belga)

Vendredi dernier, le Comité de concertation a quelque peu déserré la vis, hormis à Bruxelles où la situation sanitaire reste préoccupante et où le taux de vaccination est insuffisant.

Nos confrères du Nieuwsblad ont pu consulter des documents confidentiels provenant notamment du commissaire corona Pedro Facon. D'après ces documents, les experts du GEMS restent inquiets face au relâchement à venir. Trois éléments en particulier sont pointés par les experts.

Tout d'abord, on se rapproche de l'hiver et on sait que les chiffres ont tendance à être moins bons à cette période-là. Ainsi, selon le modèle du biostatisticien Niel Hens, on se dirige vers une augmentation des hospitalisations de l'ordre de 100 à 150 nouvelles entrées par jour. Le nombre des personnes en soins intensifs devrait également doubler et avoisiner les 300 à 400 malades. Si ces chiffres restent moins importants que lors des pics précédents, la situation à Bruxelles serait dangereuse, car la région devrait accueillir dans ses hôpitaux autant de personnes que pour toute la Flandre.

Ensuite, les experts pointent le problème de la vaccination. Selon les prédictions, le nombre de personnes ayant reçu une première dose (8 351 753 aujourd'hui) ne devrait pas augmenter de manière spectaculaire, puisque ces personnes non vaccinées risquent d'être difficiles à convaincre. Le modèle prévisionnel estime que les vaccinés ayant reçu une première dose passeront à un peu plus de 8 500 000 au 18 octobre.

Enfin, troisièmement, les experts restent inquiets par rapport aux variants qui vont continuer à circuler.

Des mesures plus strictes... pour tous et pour certains en particulier

Face à tout cela, les membres du GEMS estiment qu'il faut maintenir certaines règles, voire en imposer des plus strictes. Parmi les mesures préconisées, nos confrères flamands relaient celle de l'extension de l'obligation vaccinale, que l'on évoque déjà pour le personnel soignant. Concrètement, les experts citent notamment les travailleurs des secteurs "de l'enseignement, de l'horeca, de la transformation de viande, les sportifs professionnels et les métiers de contacts". Avant de passer à la contrainte, les experts recommandent toutefois de mener tous les efforts auprès du public pour "stimuler la motivation intrinsèque" à se faire vacciner. Ils attirent aussi l'attention sur les effets négatifs possibles que la mesure pourrait avoir sur les autres programmes de vaccination, comme la rougeole et la coqueluche.

Quant au recours au Covid Safe Ticket, les experts estiment que son élargissement aux activités de tous les jours (établissements horeca, école, travail) serait "contreproductif" et serait interprété "comme une obligation cachée".

Les experts formulent également des recommandations concernant les écoles, avec des règles qui changeraient en fonction de la situation vaccinale de l'élève.

Du changement serait également en vue pour les personnes vaccinées en cas de fort regain de l'épidémie: le GEMS souhaiterait que, pour certains événements et grands événements, les vaccinés réalisent un test (qui devra être négatif) en plus de la preuve de leur vaccination.

Enfin, les experts estiment que le port du masque devrait rester obligatoire en hiver dans les transports en commun.