François De Smet: "Une réforme de l’Etat au profit du nationalisme flamand, ça ne passera plus”

Le président de Défi voit d'un mauvais œil une réforme de l'Etat qui acterait une Belgique à quatre régions.

François De Smet: "Une réforme de l’Etat au profit du nationalisme flamand, ça ne passera plus”
©Reporters / QUINET
E.L

Abondamment évoquée dans les discussions politiques ces dernières semaines, tant au nord qu'au sud du pays, l’hypothèse d'une Belgique à quatre régions - Flandre, Wallonie, Bruxelles et Ostbelgien - est loin d'enchanter François De Smet.

L'option d'une Belgique à quatre entités fédérées, notamment défendue bec et ongles par le socialiste Paul Magnette, permettrait, selon ses partisans, la simplification du modèle institutionnel belge. "Une Belgique à quatre Régions linguistiques, dont Bruxelles bilingue, aurait le mérite de la simplicité", déclarait d'ailleurs Elio Di Rupo (PS) en mars dernier.

Mais le président de Défi, lui, voit plutôt ce modèle comme une menace. "Je commence à être effrayé de voir dans toute une série de partis, en gros tous, sauf nous, avoir l'idée qu'il faudrait arriver à une structure en 4 Régions. Dans une Belgique à 4, les francophones seront divisés face à la Flandre. La seule manière pour les francophones de peser face à la Flandre c'est en s'unissant", plaide-t-il sur les ondes de BX1.

"Stop ou encore"

Pour François De Smet, si une septième réforme de l'Etat doit avoir lieu (ce qui pourrait être le cas en 2024), c'est "pour corriger les précédentes". "Il faut arrêter de faire des réformes de l'Etat pour former un gouvernement", martèle le Bruxellois. "Moi je crois qu'en 2024, il faut d'abord demander aux Flamands s'ils veulent continuer dans ce pays oui ou non. Il y a un moment, c'est stop ou encore. Si c'est une réforme qui corrige les autres, c'est intéressant. Si c'est une réforme au service du nationalisme flamand d'un coté et des francophones qui ont besoin d'argent parce qu'ils ont mal géré comme d'habitude de l'autre, ça ne passera plus. En tout cas pas pour moi. Il y a un espace pour une réforme de l'Etat réparatrice. Mais ça pourrait être une réforme qui continue à détricoter le pays si nous sommes mal préparés."

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