Le comte Henri d’Udekem d’Acoz, oncle de la reine Mathilde et ancien bourgmestre CD&V, est décédé à l’âge de 87 ans

 Il est mort dans la nuit de dimanche à lundi. Il avait eu des ennuis avec la justice.

Le comte Henri d’Udekem d’Acoz, oncle de la reine Mathilde et ancien bourgmestre CD&V, est décédé à l’âge de 87 ans
© Reporters
A. C. (avec Belga)

Le comte Henri d’Udekem d’Acoz, 87 ans, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Proven, près de Poperinge, en Flandre occidentale, ont rapporté plusieurs médias flamands, lundi midi.

Le comte d'Udekem d'Acoz était l'oncle de la reine Mathilde. Il était l'aîné des trois fils du baron Charles d'Udekem d'Acoz et de Suzanne van Outryve d'Ydewalle. C'est son frère Patrick, mort en septembre 2008, qui était le père de la Reine.

Henri d’Udekem d’Acoz est né à Proven, une section de la ville de Poperinge, le 27 novembre 1933. "Nonkel Henri", comme il était surnommé, s’est plongé dans la politique locale pour le CVP, devenu le CD&V en 2001. Il a été bourgmestre de Proven de 1960 à 1970 et de Proven-Krombeke entre 1970 et 1976. Il est ensuite devenu bourgmestre de Poperinge. Il a exercé cette fonction entre 1982-1983, puis de 1995 à 2005, lorsque, âgé de 71 ans, il céda sa place à Christof Dejaegher à un an des élections locales.

Conflit familial

C’est également en 2005 que celui qui fut président du conseil provincial de Flandre occidentale épousa Marie-Madeleine Kervyn d’Oud Mooreghem, qui avait eu trois enfants avec son défunt mari. Le comte, lui, n’a jamais eu d’enfant.

En parallèle de son engagement politique, Henri d'Udekem d'Acoz a mené une carrière d'avocat (il était docteur en droit), spécialisé dans le droit des loyers. Pendant de nombreuses années, il a entretenu une relation délétère avec ses frères à cause de la succession de leur mère, décédée en 1983. En avril 2005, il fut même condamné à une amende de plus de 3 700 euros pour confusion d'intérêts dans l'un des dossiers de cette succession l'opposant à son frère Patrick. La famille s'était réconciliée au moment du décès du père de Mathilde.

Séduit par la N-VA

Henri d'Udekem d'Acoz a connu d'autres déboires avec la justice. Il a été condamné à deux reprises en première instance pour escroquerie, mais a été acquitté en appel à chaque fois. "C'est une fin heureuse", déclarait-il en décembre 2019. "[H.V.] a simplement abusé de mon nom pour tromper les gens. C'était une triste période. Mais la semaine dernière, j'ai célébré mon 86e anniversaire et cet acquittement est un beau cadeau. Au fait, j'ai reçu un appel téléphonique de la Reine, qui s'inquiétait pour moi et m'a demandé comment l'histoire se terminait. Heureusement, j'ai pu lui annoncer une bonne nouvelle."

En août 2010, il avait déclaré sa flamme politique à la N-VA. "Je reste un monarchiste… Je suis à 100 % pour le Roi", expliquait-il. "Dans le temps, j'étais grand partisan du cartel CD&V/N-VA (qui a implosé en septembre 2008, NdlR). Ça marchait très bien. Mais je trouve que la N-VA est plus à droite que le CD&V. C'est la raison pour laquelle j'envisage - éventuellement ! - de m'affilier." La tentative d'approche n'ira jamais plus loin.