Première urgence pour la Belgique : il reste encore 220 personnes à évacuer d'Afghanistan

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE étaient réunis ce jeudi soir en Slovénie autour de la question afghane.

Première urgence pour la Belgique : il reste encore 220 personnes à évacuer d'Afghanistan
©AFP
Belga

La première urgence que la Belgique et d'autres pays ont mise sur la table de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE, jeudi soir à Kranj (Slovénie), est l'évacuation d'Afghanistan des ressortissants encore sur place, des ayants droit et de ceux à qui la Belgique a annoncé qu'ils étaient sous sa protection, a-t-on appris en soirée auprès de la ministre belge Sophie Wilmès. "C'est un positionnement très fort pour s'assurer que ces personnes pourront sortir de manière sûre et rapide du pays", a commenté Mme Wilmès à Belga. Environ 220 personnes en lien avec la Belgique sont concernées actuellement.

Pour ce faire, il importe aussi de prendre langue avec le Royaume-Uni, qui se trouve dans une situation similaire à l'Europe, a ajouté la ministre. En conséquence, il faudra aussi prendre langue avec les talibans pour s'assurer un passage sécurisé, "tout en protégeant nos valeurs et nos intérêts", souligne Mme Wilmès, pour qui "il ne faut pas faire passer des messages qui ne soient pas les bons". Plus largement, l'Europe se devra à l'avenir de développer une capacité consulaire en cas de crise de ce type, nécessitant des évacuations.

L'Europe, ajoute Mme Wilmès, doit aussi prendre une place dès maintenant dans les négociations politiques actuelles, être "plus vocale" pour influer en amont sur la formation d'un gouvernement à Kaboul, a-t-elle ajouté devant ses homologues européens et le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.

Car "si l'on veut que les relations avec le futur gouvernement afghan soient conditionnées" (respect des droits humains, en particulier des femmes, des jeunes filles et des minorités, gouvernement inclusif reflétant la diversité afghane, etc.), il ne faut pas "se contenter de constater le résultat des négociations qui se jouent actuellement, et en particulier à Doha". Le Qatar est actuellement au coeur des attentions de la communauté internationale pour sa capacité à communiquer avec les nouveaux maîtres de Kaboul.

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