Une proposition de Bouchez concernant le mandat du président du MR fait grincer des dents dans son parti: "Pour moi c’est clair depuis la première seconde dans ma tête"

Une proposition de Bouchez concernant le mandat du président du MR fait grincer des dents dans son parti: "Pour moi c’est clair depuis la première seconde dans ma tête"
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Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, va soumettre ce lundi, au conseil du MR, une réforme des statuts du parti. Dans ses cartons, une proposition a fait grincer des dents : la prolongation du mandat de président. "Si je considère que le mandat de président doit passer de quatre à cinq ans, c'est pour correspondre aux durées des législatures régionales et fédérales", a-t-il justifié, dimanche, sur RTL. Sur le fond, pas de souci. Par contre, des libéraux ont cru déceler dans l'initiative de M. Bouchez sa volonté de prolonger son mandat en cours au-delà des élections de 2024. "Quand on change les termes d'un mandat, c'est toujours pour le mandat à venir et pas le mandat en cours, a répliqué le Montois. Pour moi c'est clair depuis la première seconde dans ma tête." Dans la sienne, peut-être, pas dans celle de ses collègues.

Le libéral s'est par ailleurs attiré les foudres de Paul Magnette, président du PS, pour des propos tenus, samedi, dans Le Soir. "Un chômeur de longue durée (plus de deux ans) qui refuserait deux formations et/ou deux emplois dans un métier en pénurie doit pouvoir être directement sanctionné", a estimé Georges-Louis Bouchez, évoquant une exclusion pure et simple des allocations de chômage. "Pour le président du MR, la solution aux pénuries est le travail forcé et la sanction. Ces recettes libérales ne marchent pas et stigmatisent les gens. Le PS ne les acceptera jamais !", réagit Paul Magnette, sur Twitter. Et le président du MR de répliquer : "Les recettes socialistes, c'est la culture du chômage et des échecs sociaux comme nous devons les subir à Charleroi ou à Mons." Le débat vole haut…