Quelle suite donner à la vaccination contre le Covid-19 en Wallonie ? Plusieurs scénarios sont sur la table

Un troisième dose ? Pour qui ? Différentes stratégies sont à l'étude en Wallonie.

Quelle suite donner à la vaccination contre le Covid-19 en Wallonie ? Plusieurs scénarios sont sur la table
© Belga

"La suite de la vaccination contre le covid et l'éventualité d'une 3e dose pour tous doivent se décider sur base des évidences scientifiques. Il a donc été demandé au Conseil Supérieur de la Santé d'étudier les différentes stratégies possibles sur base de la littérature scientifique", a expliqué la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, mardi, en commission du parlement régional. Dans ce cadre, et afin "d'anticiper", plusieurs scénarios sont d'ores et déjà à l'étude en Région wallonne, "allant d'une hypothèse maximaliste avec l'administration d'une dose à toutes les personnes vaccinées ainsi qu'à des non vaccinés à une approche minimaliste ne prévoyant une 3e dose que pour les volontaires en passant par une hypothèse intermédiaire ne visant que certains publics cibles, a-t-elle détaillé aux différents parlementaires qui l'interrogeaient sur la stratégie vaccinale wallonne.

Cette dernière prévoit le maintien de 16 centres de vaccination pour permettre aux citoyens de s'y inscrire afin de recevoir une première ou deuxième dose. Le choix de ces centres s'est fait sur base de différents paramètres, dont leur situation géographique, la disponibilité des infrastructures et celles du personnel en charge de la vaccination.

Quant à l'obligation vaccinale pour le personnel soignant au vu des risques et de la situation épidémique, "elle est effectivement en cours de discussion et sérieusement envisagée,. Elle n'a toutefois pas encore été actée juridiquement par le Fédéral", a rappelé Christie Morreale.

A l'heure actuelle, 82% de la population adulte wallonne a reçu une première dose de vaccin et 80% ont bénéficié d'une vaccination complète. "On a dépassé notre objectif initial mais on doit poursuivre en raison notamment des variants qui sont apparus", a estimé la ministre.

"Notre taux de vaccination sera-t-il suffisant pour contenir une 4e vague? Si ce n'est pas le cas, je plaiderai pour la vaccination obligatoire et je ne serai sans doute pas la seule. Mais pour l'instant, je préfère agir par étapes", a-t-elle conclu.