Frank Vandenbroucke recadre les propos tenus par certains politiques: "Ce n'est pas bon que cette mesure soit déjà remise en question"

Le ministre fédéral de la Santé publique (Vooruit) n'est pas favorable à ce que l'on range déjà les masques buccaux, a-t-il précisé dans De Ochtend sur Radio 1.

Frank Vandenbroucke recadre les propos tenus par certains politiques: "Ce n'est pas bon que cette mesure soit déjà remise en question"
©BELGA
La Rédaction avec Belga

Le week-end dernier, le président de la N-VA, Bart De Wever, avait plaidé auprès de VTM NEWS pour la suppression des masques buccaux. "J'ai le sentiment que nous pouvons mettre cela derrière nous", avait-il déclaré. "On peut toujours faire attention et prendre des mesures d'hygiène, comme pour la grippe. Tout le monde est autorisé à porter un masque buccal. Mais nous devrions être capables de laisser ça derrière nous. En Flandre, nous nous dirigeons vers un niveau de vaccination record. Nous sommes maintenant pris en otage par des mesures contre le coronavirus pour lesquelles nous sommes moins concernés", indiquait le président de parti.

Le président du CD&V, Joachim Coens, et le président d'Open Vld, Egbert Lachaert, ont également fait savoir qu'ils souhaitaient l'abandon des mesures contre le coronavirus.

Frank Vandenbroucke, lui, voit les choses différemment. Surtout maintenant que les hôpitaux sont de nouveau en phase 1A. Davantage de patients gravement malades sont admis. "Nous constatons une augmentation assez forte du nombre de personnes atteintes de Covid-19 qui sont admises dans les unités de soins intensifs", confirme le ministre.

Selon lui, la solution pour soulager les hôpitaux est double. "Nous devons vacciner davantage de personnes et faire en sorte que le virus ne circule pas autant", dit-il. "Une façon de le faire est de porter un masque buccal. Il n'est pas bon que cette mesure soit déjà remise en question. La prudence est de mise."

Le ministre de la santé prévient également que, malgré le taux de vaccination beaucoup plus élevé en Flandre, le coronavirus n'est pas devenu un problème exclusivement bruxellois. La Flandre n'est pas encore sortie de la pandémie.

"C'est un peu simpliste de présenter les choses comme ça. Il existe déjà une différence de mesures entre la Flandre et Bruxelles. En Flandre, ils sont déjà beaucoup plus indulgents, il suffit de voir comment il est possible d'aller dans un bar. La Flandre ne doit pas s'endormir sur ses lauriers. À Anvers, par exemple, il reste un nombre important de personnes n'ont pas encore été vaccinées", explique-t-il.