"On peut refuser des libertés aux personnes qui ne veulent pas être vaccinées", assure Frank Vandenbroucke

Pour le ministre de la Santé, il n'est pas envisageable d'imposer la vaccination, mais il est possible de refuser des libertés aux non vaccinés.

"On peut refuser des libertés aux personnes qui ne veulent pas être vaccinées", assure Frank Vandenbroucke
©Jean Luc Flémal
Rédaction

La vaccination et le pass sanitaire sont à nouveau au cœur des débats politiques, suite aux mauvais indicateurs de l'épidémie à Bruxelles. Alors que la question de l'obligation vaccinale avait été mise sur la table du précédent Comité de concertation, il semblerait bien qu'elle ne soit plus d'actualité. "C'est un beau principe, mais qu'allons-nous faire des gens qui ne se font pas vacciner ? Allons-nous les mettre en prison ? Allons-nous les anesthésier et leur injecter quand même ? Ce n'est pas possible, et n'est donc pas faisable", a assuré le ministre fédéral de la Santé sur le plateau de Terzake de la VRT ce jeudi.

Toutefois, Frank Vandenbroucke s'est montré favorable à l'imposition de restrictions aux personnes qui ne se feraient pas vacciner. "On peut refuser des libertés aux personnes qui ne veulent pas être vaccinées pour protéger le reste de la population. Si vous ne vous faites pas vacciner, vous devez être prêt à vous faire tester tous les jours si vous voulez aller dans un café, et cela va bientôt commencer à coûter très cher", a-t-il déclaré en référence au pass sanitaire.

Le ministre plaide également pour que le Covid Safe Ticket, dont l'utilisation élargie vient d'être actée, soit mis en place "de toute urgence à Bruxelles, et aussi dans l'Horeca". Ainsi, Frank Vandenbroucke s'est positionné en total désaccord avec Georges-Louis Bouchez. Il y a quelques jours, le président du MR a qualifié l'introduction d'un coronapass à Bruxelles "d'échec politique".

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