Sophie Wilmès réagit aux tensions avec le Rwanda: "La position belge n'est pas une surprise"

La position adoptée par la Belgique dans le dossier de Paul Rusesabagina ne peut être considérée "comme une surprise", a indiqué mardi le cabinet de la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, à la suite de l'annulation par son homologue rwandais d'une rencontre en marge de l'assemblée générale des Nations-Unies à New York.

Sophie Wilmès réagit aux tensions avec le Rwanda: "La position belge n'est pas une surprise"
©belga
BELGA

Le cabinet de la ministre a également fait remarquer que l'analyse belge est partagée par les Etats-Unis.

"Notre pays continuera néanmoins à oeuvrer à la recherche de solutions", a ajouté le cabinet, en rappelant au passage que la Belgique avait toujours plaidé pour le dialogue.

Le Rwanda a annulé une rencontre prévue cette semaine à New York avec Mme Wilmès pour protester contre les critiques de cette dernière après la condamnation du Belgo-Rwandais Paul Rusesabagina, le héros du film "Hotel Rwanda", qui a écopé de 25 ans de prison lundi à Kigali pour terrorisme.

De source diplomatique belge, l'on indiquait qu'une rencontre avec l'ambassadeur du Rwanda à Bruxelles avait eu lieu ce mardi et que les Affaires étrangères avaient prévu de poursuivre les contacts. La Belgique espère également que le Rwanda tiendra compte des positions exprimées aussi bien par elle que par les Etats-Unis de manière à ce qu'une solution puisse être trouvée. Et pour y arriver, il faudra arrêter les déclarations par voie de presse.

Mme Wilmès avait affirmé lundi que l'ancien directeur de l'hôtel des Mille Collines, condamné pour avoir soutenu le Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle auquel sont imputées des attaques meurtrières au Rwanda en 2018 et 2019, n'avait pas bénéficié d'un "procès juste et équitable, particulièrement en ce qui concerne les droits de la défense".

Les déclarations de la cheffe de la diplomatie belge "reflètent le mépris affiché par le gouvernement du Royaume de Belgique pour le système judiciaire rwandais depuis le début de ce procès, en dépit de la contribution significative d'autorités belges compétentes à l'enquête sur ce dossier", avaient indiqué les Affaires étrangères rwandaises dans un communiqué.

Sur le même sujet