Georges-Louis Bouchez répond au SETca: "Le chômage est un business rentable pour les syndicats"

Le président du MR reste convaincu que des solutions peuvent être apportées pour réduire le taux de chômage en Wallonie et dans la région Mons-Borinage.

Georges-Louis Bouchez répond au SETca: "Le chômage est un business rentable pour les syndicats"
©AVPRESS
E. Brl.

Dans nos colonnes ce mercredi matin, le SETca fustigeait les sorties médiatiques du président du MR, Georges-Louis Bouchez, sur la problématique du chômage. Le syndicat n’hésitait pas à qualifier ses propos de populistes et démagogues et a jugé le réformateur dans l’ignore quant à la réalité de terrain. Une position qui n’étonne pas le principal intéressé, qui rappelle que certains chiffres ne trompent pas.

"En réalité, les propos du SETca confirment ce que je dis : on a, à cause de la culture de certains et en l'occurrence des syndicats, une approche faussée du monde du travail", insiste Georges-Louis Bouchez. "Il n'est pas question de stigmatiser qui que ce soit mais lorsque l'on dit qu'il n'y a pas d'emploi dans notre région, c'est totalement faux. De même lorsque le syndicat pointe un problème de formation."

Et de poursuivre : "En Wallonie, 500 millions d'euros sont dépensés en formation et le Forem coûte un milliard d'euros pour prendre en charge 220 000 demandeurs d'emploi. Que l'on ne vienne pas me dire qu'il n'est pas possible de leur offrir un niveau de formation suffisant. Toutes les offres d'emploi ne nécessitent pas un haut niveau de formation. 5000 emplois sont vacants dans le secteur du transport, il suffit de passer un permis, ce qui peut se faire en quelques mois, et le salaire net est de 2500 euros."

Georges-Louis Bouchez pointe également les secteurs de l'horeca ou de la construction, qui peinent à trouver des candidats. "Les syndicats ne connaissent pas le monde de l'entreprise, ils n'y sont que lorsqu'il s'agit d'y installer un piquet de grève. Le SETca enchaine les caricatures traditionnelles de la gauche pour justifier le chômage. La raison est simple : le syndicat paie les allocations de chômage et touche de l'argent pour ce faire. Le chômage est un business rentable pour les syndicats !"

Persuadé que des solutions existent et que les demandeurs d'emploi doivent être incités à retrouver le chemin du travail, le réformateur entend poursuivre son combat en la matière. "Les gens de la région méritent mieux qu'une précarité sociale et que des difficultés financières. Le taux d'emploi est de 62% en Wallonie et de moins de 60% à Mons. Une personne sur deux en âge de travailler n'a pas d'emploi ! Et chez nos jeunes, 50% d'entre eux sont au chômage ou en incapacité."

Une situation difficilement tenable. "Je ne sors pas les chiffres au hasard, ils sont disponibles sur le site de l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS). Il faut cesser de tenir des discours creux mais poser le bon diagnostic pour apporter les bonnes solutions."