François De Smet au sujet du Covid Safe Ticket: "On aurait dû s'inspirer d'Emmanuel Macron"

Ce vendredi matin, Maxime Binet recevait le président de DéFI dans Il faut qu'on parle.

Le président de DéFI était l'invité de l'émission Il faut qu'on parle de DH radio, ce vendredi matin. Maxime Binet en a profité pour l'interroger sur le rebond des chiffres de l'épidémie dans notre pays.

"C'est le moment d'être vigilant. On est face à un virus qui nous prend toujours par suprise. Chaque fois que l'on pense que c'est fini et bien ça ne l'est pas", a débuté François De Smet avant de saluer les gouvernements bruxellois et wallons qui ont pris leurs responsabilités par rapport au Covid Safe Ticket "à une époque où l'on était plutôt dans une phase descendante". En Flandre, face à la hausse des différents indicateurs, certaines communes commencent à l'imposer. A ce sujet, l'invité a jugé que le nord du pays a manqué de prudence. "Bien sûr la Flandre a été imprudente. Vous voyez que les chiffres explosent aussi en Flandre. Si la situation épidémiologique continue sur ce ton, la Flandre va finir, elle aussi, par appliquer le Covid Safe Ticket. C'est évident".


François De Smet n'a pas été jusqu'à dire que c'est une faute politique commise par le ministre président Jan Jambon, "mais en tout cas c'est une lourde responsabilité"

Le président de DéFI s'est montré satisfait du fait que la gestion de la crise soit toujours en phase fédérale "pour harmoniser les choses". Toutefois, même s'il trouve que les Régions ont fait "leur job", il estime aussi qu'elles auraient dû être plus assertives en ce qui concerne le CST. "On aurait dû s'inspirer d'Emmanuel Macron", a-t-il ajouté.

L'abattage rituel à Bruxelles

Autre sujet abordé lors de cette interview, le dossier sur l'abattage rituel qui vient d'être renvoyé au parlement bruxellois faute d'accord de l'exécutif.

"C'est un dossier très complexe, un arbitrage difficile entre le droit au rituel religieux et le bien-être animal. Le parlement est le bon endroit pour en débattre et trancher", a commenté François De Smet. Le ministre du Bien-être animal a fait ce qu'il devait faire en proposant que Bruxelles s'aligne par rapport aux autres Régions. "Les arrêts de la cour constitutionnelle et de la cour de justice européenne montrent que le fait d'interdire l'abattage sans étourdissement n'enfreint pas le droit à l'exercice du culte".


Le président de DéFI a ensuite, comme à l'habitude dans cette émission, pu attribuer un carton rouge, qui est allé au gouvernement fédéral "pour son absence de plan réel contre la criminalité financière". Il a ensuite adressé sa bonne note, son carton vert, à "Pharma-On-Tour", des pharmaciens qui, avec la Cocom à Bruxelles, font tout ce qu'ils peuvent pour amener le vaccin jusqu'aux habitants.

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