"Des semaines difficiles arrivent": Frank Vandenbroucke estime qu'une "combinaison de mesures" est nécessaire pour affronter la quatrième vague

A l'occasion des débats sur la loi pandémie, le ministre de la Santé a commenté les évolutions épidémiologiques. Si un Comité de concertation se tiendra le vendredi 19 novembre, le socialiste flamand a déjà appelé à ce que la population se montre plus prudente.

"Des semaines difficiles arrivent": Frank Vandenbroucke estime qu'une "combinaison de mesures" est nécessaire pour affronter la quatrième vague
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M.R.

Comme nous vous l'annoncions ce lundi matin , un nouveau Comité de concertation se tiendra le vendredi 19 novembre. Sera notamment abordée la pression qui se fait de plus en plus forte sur les hôpitaux en raison de la recrudescence de l'épidémie. A l'occasion de la Commission Intérieure au cours de laquelle des débats avaient lieu sur l'activation de la loi pandémie, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld), la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) sont revenus sur la situation épidémiologique de notre pays.

Le libéral flamand a d'abord tenu à exposer le contexte dans lequel le gouvernement a décidé d'enclencher la loi pandémie. "Le 26 octobre, tous les indicateurs montraient une évolution négative, inopportune de la situation épidémiologique", a-t-il rappelé. "C'est pourquoi nous avons enclenché la situation d'urgence. Seule la loi dite pandémie peut gérer une situation d'urgence pandémique. Cela a pour effet de prolonger la phase fédérale dans laquelle notre pays se trouve depuis le 13 mai de l'année passée."

Selon les dires du Premier ministre, les dernières données communiquées par Sciensano confirment que l'activation de la loi pandémie était bel et bien nécessaire. "La hausse récente du nombre de contaminations et du nombre d'hospitalisations indique que nous nous trouvons bien dans une situation d'urgence pandémique", a-t-il ajouté. "La loi n'indique pas seulement qu'il faut intervenir dans une situation de crise, mais également avant la crise pour en minimiser les impacts."

Il a ainsi estimé que "des signaux d'alerte ont bien été détectés". "L'objectif est de limiter la circulation du virus en utilisant les masques, en limitant les contacts dans les locaux qui ne sont pas suffisamment ventilés. Nous pouvons continuer à vivre notre vie comme ces derniers mois mais en étant plus prudents."

"Nous avons besoin d'une combinaison de mesures, il n'y a pas de panacée"

Frank Vandenbroucke est à son tour revenu sur les critères qui ont poussé à l'enclenchement de la loi pandémie. Il a ensuite regretté que, depuis lors, on constate que la situation se dégrade. "Dans l'intervalle, les chiffres se sont détériorés. (...) C'est décevant pour tout à chacun, mais nous savons qu'il y a eu des efforts à tous les niveaux. La principale conclusion concernant la situation actuelle est que nous avons besoin d'une combinaison de mesures pour combattre cette pandémie, il n'y a pas une panacée. La vaccination aide, mais nous devons tous suivre un nombre de mesures. (...) Le CST n'offre pas une protection à 100% mais permet de garantir une forme de sûreté. Ce n'est pas un message facile à faire passer mais, en respectant toutes les mesures (port du masque, CST, diminution des contacts en intérieur...), on peut y arriver. Il y a des semaines difficiles qui s'annoncent. Il faut être conscient que le nombre de contaminations est beaucoup trop élevé et mène à des problèmes dans les soins de santé. Nous en sommes tous victimes. C'est pourquoi nous devons tous respecter les mesures."

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