Après le rejet de la centrale à gaz à Vilvorde, De Croo tempère : "Je souhaite d'abord entendre la vision globale en matière énergétique"

Le refus du projet de central à gaz à Vilvorde par la ministre flamande Demir suscite de vives inquiétudes quant au plan de sortie du nucléaire du fédéral.

Après le rejet de la centrale à gaz à Vilvorde, De Croo tempère : "Je souhaite d'abord entendre la vision globale en matière énergétique"
©Jean Luc Flémal

La discussion sur la vision de la politique énergétique est plus large que celle à propos d'une centrale électrique fonctionnant au gaz, a indiqué mercredi le Premier ministre Alexander De Croo après le refus de la ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA), d'accorder son feu vert au projet de nouvelle centrale au gaz à Vilvorde. "Je souhaite d'abord entendre la vision globale en matière énergétique de la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten (Groen)", a déclaré le chef du gouvernement fédéral à la presse, en marge de la sortie de la huit millionième voiture de l'usine Audi à Forest

"Ce n'est pas une discussion à propos de l'une ou l'autre centrale", a ajouté M. De Croo (Open Vld).

C'est fin novembre que le gouvernement doit approuver une vision énergétique "pour les trente, quarante prochaines années". "Je ne vais pas préjuger avant d'avoir reçu cette vision globale", a-t-il encore dit.

Mme Demir a annoncé mardi soir qu'elle n'accorderait pas de permis au projet de centrale au gaz envisagé à Vilvorde. Ce n'est pas le premier dossier de centrale que la ministre nationaliste rejette.

Mais ces refus risquent de compliquer les discussions en cours au sein du gouvernement fédéral, qui souhaite fermer d'ici 2025 au moins cinq des sept réacteurs nucléaires qui assurent actuellement l'alimentation en électricité du pays.

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