Pierre-Yves Jeholet plaide pour un renforcement de la diplomatie scientifique : "Dubaï mène une véritable campagne de séduction"

Présent à Dubaï à l'occasion de la semaine Wallonie-Bruxelles à l'Exposition universelle, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), Pierre-Yves Jeholet, y a plaidé, jeudi matin, pour un "renforcement de la diplomatie scientifique et académique" en Belgique francophone.

Pierre-Yves Jeholet plaide pour un renforcement de la diplomatie scientifique : "Dubaï mène une véritable campagne de séduction"
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Dans ce cadre, une réforme du fonctionnement du statut et des missions des agents de liaison scientifique et des agents de liaison académique et culturelle est sur la table. Elle devrait être adoptée dans les premiers mois de l'année prochaine. Wallonie-Bruxelles International (WBI), l'agence chargée de la politique extérieure commune de la Wallonie, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Cocof, compte pour l'instant six agents de liaison scientifique à travers le monde.

Leurs missions: promouvoir et faciliter la collaboration entre les acteurs de recherche et de l'innovation; œuvrer en faveur de la mobilité des chercheurs ou encore organiser une veille stratégique sur des projets potentiels qui pourraient intéresser des opérateurs économiques des pays où ils sont présents (Brésil, Suisse, Allemagne, Suède, Canada et Etats-Unis).

Parallèlement, 11 agents de liaison académique et culturelle sont également sur le terrain, principalement en Europe de l'Est, en Chine et en Afrique du Sud, afin de promouvoir la diversité des opérateurs académiques et culturels francophones belges. "Notre volonté, c'est d'avoir, à l'avenir, une unité plus forte entre ces agents, via un statut unifié et une redéfinition des missions de chacun avec un focus sur le scientifique", a expliqué Pierre-Yves Jeholet.

Leur nombre sera-t-il revu à la hausse? "Ca dépendra des budgets", a-t-il ajouté. Quant à savoir si un agent sera affecté aux Emirats Arabes Unis, ce qui n'est pas le cas actuellement, "c'est encore trop tôt pour le dire", a indiqué le ministre-président qui visitera dans l'après-midi l'université de Sharjah. "Nous verrons quelles synergies peuvent être développées et si des échanges entre étudiants et chercheurs sont envisageables", a-t-il dit. Pierre-Yves Jeholet est par ailleurs revenu sur la mission économique wallonne organisée cette semaine en marge de l'Exposition universelle.

Soixante entreprises du sud du pays y participent, certaines avec des projets déjà bien avancés, d'autres pour un premier contact avec ce qu'elles considèrent être une terre d'opportunités. "Tous les participants semblent ravis. Ce genre de mission où l'on multiplie les visites sectorielles ouvre forcément des portes pour les entreprises, d'autant que Dubaï mène une véritable campagne de séduction. Après, il faudra évidemment y maintenir une présence et entretenir les liens créés", a -t-il pointé.

"Il y a des tas de choses qui fonctionnent bien aux Emirats, dont le business. D'autres vont moins bien, ne soyons pas hypocrites, mais les choses évoluent. Notre place est aussi ici", a encore assuré le ministre-président qui s'est félicité de la "vitrine" que constitue le pavillon belge à l'Exposition universelle malgré les quelques bémols sur son contenu jugé par d'aucuns un peu trop traditionnel.

"C'est une carte de visite importante. Les frites, les gaufres, le chocolat,... c'est ce que les gens attendent. N'oublions pas que c'est une exposition grand public", a conclu Pierre-Yves Jeholet.

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