Sammy Mahdi veut ouvrir un nouveau centre fermé pour demandeurs d'asile à Steenokkerzeel

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi veut un nouveau centre fermé à Steenokkerzeel destiné à être exploité dans le cadre de la politique du retour.

Sammy Mahdi veut ouvrir un nouveau centre fermé pour demandeurs d'asile à Steenokkerzeel
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Le nouveau gouvernement fédéral a déjà annoncé l'année dernière que deux nouveaux centres fermés étaient prévus à Jumet et à Zandvliet. Dans sa note de politique générale, M. Mahdi annonce qu'il veut également un nouveau centre à Steenokkerzeel, en plus de celui qui existe déjà. Il s'agirait d'un centre d'une cinquantaine de places, pour des séjours de très courte durée.

"La nouvelle politique de retour crée le besoin de lieux fermés supplémentaires", a commenté dimanche Sammy Mahdi. "Avec la création des bureaux régionaux d'aide au retour, davantage de personnes sont suivies dès le départ, lorsque leur ordre de quitter le territoire a été délivré". Chaque année, 24.000 personnes reçoivent pour la première fois un ordre de quitter le territoire.

Le bourgmestre de Steenokkerzeel contre

Le bourgmestre de Steenkkerzeel, Kurt Ryon (N-VA), n'est pas enchanté de la perspective d'aménagement d'un nouveau centre fermé dans sa commune.. Il ne digère pas non plus d'avoir dû l'apprendre par presse interposée. Le gouvernement fédéral avait annoncé l'année dernière que deux nouveaux centres de détention étaient projetés à Jumet et à Zandvliet. Dans sa note politique, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V) a annoncé qu'il souhaitait également la création d'un nouveau centre à Steenokkerzeel, en plus de l'existant. Il s'agirait d'un centre d'une cinquantaine de places, pour des séjours de très courte durée de personnes sur le point d'être expulsées .

"Avec deux centres fermés (127bis et Caricole) et un ouvert (centre d'accueil Ter Ham), nous sommes la seule commune du pays à disposer de trois centres d'asile", a souligné le bourgmestre.

"Après neuf ans en tant que bourgmestre, je sais ce que cela coûte en termes de déploiement des forces de police locales", a-t-il ajouté, évoquant entre autres des manifestations, des émeutes, des grèves et des disparitions. "Cependant, les allocations du gouvernement fédéral à notre village et à la police locale ne tiennent pas compte des centres d'asile, alors qu'un centre supplémentaire entraîne naturellement des charges supplémentaires", a-t-il commenté.

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