Le ministre flamand de la Santé veut ouvrir le débat sur l'obligation vaccinale

Le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, veut ouvrir le débat sur l'obligation de se vacciner contre la covid-19, a-t-il fait savoir lundi alors que de plus en plus de partis se positionnent en faveur de cette mesure.

Le ministre flamand de la Santé veut ouvrir le débat sur l'obligation vaccinale
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Dimanche, la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS), a plaidé dans ce sens si la saturation des hôpitaux menaçait et, lundi, la vice-Première ministre Groen, Petra De Sutter, s'est dite favorable au débat afin d'éviter qu'une société divisée entre vaccinés et non vaccinés ne se crée. Jusqu'à présent, en revanche, tant le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) que le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, se sont montrés réticents, le second jugeant qu'il s'agissait d'une "question théorique".

"Ce n'est pas une solution à court terme, mais je veux fermement ouvrir ce débat", a déclaré pour sa part M. Beke.

Le ministre CD&V avait déjà indiqué que cette idée n'était pas un "tabou" à ses yeux. Il va aujourd'hui un cran plus loin. "Je reçois des signaux inquiétants de nos hôpitaux. La résistance de notre personnel est forte, mais elle n'est pas illimitée", a-t-il ajouté.

Si cette obligation n'offre pas de solution à court terme pour la population en général, il en va autrement du personnel soignant, selon M. Beke qui souhaite une entrée en vigueur rapide du projet de loi annoncé par le ministre fédéral Frank Vandenbroucke.

Le point est à l'ordre du jour d'une réunion du comité ministériel restreint fédéral qui a débuté à 16h. M. Vandenbroucke a prévu une suspension de l'agrément des soignants qui refusent la vaccination à partir du 1er avril mais certaines modalités doivent encore être réglées, en particulier le sort des dispensateurs de soins qui demeurent récalcitrants.

Les principaux ministres du gouvernement De Croo prépareront également la réunion du comité de concertation de mercredi. Ils ont reçu une série de documents préparatoires et qui établissent des comparaisons avec les vagues précédentes de la pandémie dans le pays, des comparaisons avec les autres pays et des comparaisons entre personnes vaccinées et non vaccinées, a-t-on appris à bonne source.

Le quotidien "Le Soir" a également fait écho lundi à une série de mesures préconisées par le GEMS (groupe d'experts conseillant le gouvernement), comme l'obligation du port du masque en plus de la présentation d'un passe sanitaire, le port du masque buccal à partir de 9 ans ou encore la fermeture des activités à risque comme les boîtes de nuit... pourtant récemment rouvertes.

Sur ce point dernier point, le ministre CD&V s'est montré plus mesuré. "Pour ma part, les gens qui se rendent en discothèque doivent être vaccinées. Un test antigénique rapide peut être un bon complément", a-t-il souligné avant de plaider "pour maintenir ouverts le plus possible de secteurs économiques".