Positif au Covid, Maxime Prévot veut rendre la vaccination obligatoire

Le bourgmestre de Namur a contracté le Covid. Il livre son ressenti.

Bruxelles - Siege du CDH - Maxime Prevot - president du Centre democrate humaniste et bourgmestre de Namur. A Bruxelles le lundi 6 septembre 2021
©JC Guillaume
S.M

Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, a indiqué ce mardi matin avoir contracté le Covid-19. "Me voici à présent rattrapé par ce satané virus. Mon épouse et moi faisons partie des 900 personnes testées hier (Ndlr : lisez lundi) par Gamena (Cercle des médecins généralistes de Namur) dont 30 % de cas positifs sur cette seule journée", a-t-il indiqué sur sa page Faebook.

Le bourgmestre de Namur a "profité" de ce moment pour écrire un plaidoyer en faveur de la vaccination obligatoire. "Au-delà de la perturbation d'agenda professionnel (Ndlr : il ne pourra pas présider le conseil communal de ce mardi soir) et familial que cela va représenter jusqu'à la semaine prochaine, au-delà des symptômes que nous ressentons depuis quelques jours, je suis surtout rassuré de me dire que grâce à la vaccination, le Covid devrait finalement avoir peu de prise sur nous. A priori, nous ne devrons pas aller mobiliser les unités de soins intensifs au détriment d'autres urgences. Nous ne contribuerons pas non plus au report d'opérations plus délicates ou de traitements lourds qui se voient postposés en raison de l'encombrement des lits hospitaliers par des personnes ayant jusqu'à présent refusé la vaccination ou parce que le personnel soignant, sur les rotules, se raréfie. Je conçois que l'on puisse avoir des questions voire des réticences sur la vaccination. Mais à un moment, pour éviter une hystérisation de la société, un report de la reprise de la vie économique, des contraintes supplémentaires pour nos jeunes à défaut de parvenir à vacciner suffisamment les adultes, une discrimination exacerbée entre les gens et les secteurs, des tensions sur le terrain qui vont crescendo, je reste personnellement convaincu qu'il faut à présent envisager la vaccination obligatoire pour les adultes n'ayant pas de contre-indication médicale."

Et d'évoquer l'ouverture d'un débat parlementaire. "La liberté individuelle n'est jamais absolue. La liberté n'a de valeur que si elle peut être partagée. La liberté et la santé du plus grand nombre ne sauraient continuer d'être impactées par les réfractaires."