Conner Rousseau sur le licenciement des soignants non-vaccinés : "Je suis favorable à la décision telle qu'elle a été prise"

"Quand on prend des décisions, il faut les mettre en oeuvre", a déclaré vendredi Conner Rousseau, le président de Vooruit, au micro de Radio 1 à propos de la vaccination obligatoire dans le secteur des soins de santé.

Conner Rousseau sur le licenciement des soignants non-vaccinés : "Je suis favorable à la décision telle qu'elle a été prise"
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Lundi soir, les ministres rassemblés en kern se sont accordés sur les modalités d'application de cette mesure mais le PS souhaite rouvrir les débats. Le socialiste flamand plaide également en faveur de l'extension du chômage temporaire pour le secteur événementiel, qui expire fin décembre. Le kern a décidé de rendre obligatoire le vaccin contre le coronavirus pour le personnel soignant. Toute personne qui n'a pas été vaccinée au 1er avril sera licenciée. Mais le président du PS Paul Magnette a remis en cause cette décision alors que le vice-Premier ministre socialiste Pierre-Yves Dermagne avait donné son feu vert. Il estime qu'il ne peut y avoir d'obligation pour les soignants si elle ne s'applique pas à la société dans son ensemble.

Le PS souhaite que les personnes non-vaccinées ne soient pas licenciées mais suspendues, afin d'obtenir une allocation temporaire qui ne diminue pas avec le temps. Pierre-Yves Dermagne devrait proposer cette modification lors d'un nouveau kern vendredi matin.

"Retirer des décisions de cette manière, ce n'est pas faire de la politique", a réagi Conner Rousseau vendredi. "C'est comme dire qu'on ne peut pas dépasser 100 km/h sur l'autoroute mais qu'il n'y aura aucune conséquence pour ceux qui conduisent à 180 km/h. Je suis favorable à la décision telle qu'elle a été prise."

Le président de Vooruit continue à prôner la vaccination obligatoire pour tous.